Si en Equipe nationale les feux sont verts pour Idrissa Gana Guèye et Cheikhou Kouyaté qui sont à deux points du Mondial russe, c’est par contre la panne sèche en club où les deux milieux des Lions souffrent en Premier League.

La météo n’est pas du tout clémente au niveau des clubs pour Idrissa Gana Guèye et Cheikhou Kouyaté. Si en Equipe nationale les feux sont verts pour les deux pièces maîtresses de l’entrejeu des Lions qui sont à deux points d’une qualification au Mondial 2018, par contre c’est la panne sèche en club où Gana et Kouyaté souffrent en championnat de Premier League.
En effet, l’ancien de Diambars est dans une mauvaise passe avec Everton qui est dans une position délicate de relégable (18e) avec seulement 8 points en 10 matchs. Ce qui a d’ailleurs occasionné le limogeage de Ronald Koeman. Pis, les choses ne semblent pas s’arranger en Europa League pour les coéquipiers de Gana qui ont été corrigés ce jeudi à Lyon (0-3), confirmant leur dernière place dans leur groupe avec 1 point en 4 matchs, signe d’élimination.
Sur le plan personnel, Gana Guèye n’est pas gâté. Et pour cause : lors des dernières sorties de l’équipe, il n’a pas joué 90 minutes pleines. Sortant souvent en seconde période, comme ce jeudi face à Lyon.
Même période de galère pour Kouyaté qui peine avec West Ham à sortir de la zone dangereuse. 16e avec seulement 9 points après 10 journées, les Hammers, comme la saison dernière, continuent de jouer avec le feu. Souvent titulaire au milieu, après avoir joué les dépanneurs de temps en temps en défense, Kouyaté doit se poser des questions sur la mauvaise passe que connaît son équipe.

Quel impact sur leur prestation en Equipe nationale ?
Evidemment, la question qui revient au galop est celle-ci : est-ce que les contre-performances de Gana et Kouyaté en club n’auraient pas d’impact négatif sur leur prestation en Equipe nationale ? Oui et non !
Oui : si les pièces maîtresses de l’entrejeu des Lions n’arrivent pas à s’approprier cette force mentale qui leur permet de transcender ces moments de doute. Non : si on sait que l’Equipe nationale, c’est un autre style de jeu, un autre environnement. Et quand on est à deux points d’une qualification historique à une Coupe du monde, rien ne vaut une telle motivation. «Tu verras même des joueurs blessés qui vont vouloir jouer», souligne sur un ton taquin cet observateur averti qui mesure l’enjeu de cette double confrontation contre l’Afrique du Sud. Comme quoi, la mauvaise passe en club de Gana et Kouyaté n’a rien à voir avec l’ambiance d’une Tanière super motivée.
hdiandy@lequotidien.sn