Météo – Persistance du sale temps : Tout le monde tousse

Le sale temps, avec cette couche de poussière qui incommode tout le monde, va persister au moins jusqu’à demain. Cette situation a poussé les populations à ressortir leurs masques. Par Ousmane SOW –
Il faut encore supporter le sale temps. Dans un bulletin de prévision reçu hier, l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) signale qu’au cours des prochaines 24 heures, un temps poussiéreux sera observé sur le territoire, puis s’améliorant progressivement jusqu’à la fin de l’échéance. «La couche de poussière actuellement présente sur le pays devrait perdurer jusqu’à demain (aujourd’hui). Par moments, des bandes de nuages denses seront observées sur la façade Nord-ouest (axe Dakar-Saint-Louis) allant au Centre-ouest. Ailleurs, un temps ensoleillé dégagé prévaudra», a-t-on appris de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim). Dans ce même bulletin, l’agence signale par ailleurs que la sensation d’un temps clément à doux persistera à l’intérieur du pays avec des températures maximales journalières qui ne dépasseront pas 30°C. L’alerte ajoute que «la fraîcheur nocturne et matinale sera légèrement ressentie dans le territoire, notamment dans les zones côtières et au centre, avec des températures minimales qui évolueront entre 15 à 19°C». Elle annonce également qu’en dépit de la présence de la poussière, les visibilités vont s’améliorer progressivement au cours des prochaines 24 heures. L’Anacim ajoute également que «les vents dominants seront de secteur Est à Nord-est, avec une intensité faible à modérée, devenant assez forte sur le littoral».
«Une dissipation progressive de la fraîcheur et une augmentation des températures seront réellement notées à partir de la semaine prochaine», assure Mor Kébé, ingénieur prévisionniste à l’Agence nationale de l’aviation civile et la météorologie (Anacim) lors d’un entretien accordé à l’Aps.
Il a souligné que le pays vit depuis samedi un phénomène météorologique caractérisé par une couche de poussière dense accompagnée d’une vague de fraîcheur. «La couche de poussière, a-t-il expliqué, provient du désert du Sahara entre le Sud de l’Algérie, le Nord et le Centre de la Mauritanie et le Nord du Mali, alors que la fraîcheur est liée à une descente d’air frais localisée au niveau du Maghreb, contribuant à adoucir fortement le temps dans les régions concernées.» «Depuis samedi, a-t-il encore souligné, nous avons remarqué une intensification des vents, en provenance du désert, vers nos zones. Cela «a entraîné le soulèvement de particules transportés par l’harmattan jusqu’au Sénégal». «Le désert, a-t-il rappelé, est connu pour être un endroit froid, de la nuit au petit matin.» Il a indiqué que cette fraîcheur, couplée à la descente d’air frais notée sur le Maghreb, va s’accroître et des vents forts, à l’origine de cette poussière, vont transporter cette fraîcheur vers le Sénégal.
D’après le prévisionniste, «c’est la combinaison de cette poussière et la forte fraîcheur que nous ressentons jusqu’à présent».
Mor Kébé a également souligné que la présence d’une couche de poussière dans l’atmosphère, sur une bonne partie du territoire national, est un facteur accentuant des risques d’accidents de la circulation, mais également des conséquences sanitaires pour les personnes atteintes de maladies respiratoires.
«La première conséquence de la présence de poussière, c’est la réduction de la visibilité qui peut être dangereuse pour la circulation sur terre, en mer et dans l’air. Cette poussière est aussi dangereuse pour les personnes vivant avec des maladies respiratoires, comme les asthmatiques», a-t-il déclaré, ajoutant que «la présence d’une couche de poussière peut également provoquer des lésions pulmonaires chez les personnes bien portantes». Il a appelé les populations à se mettre au maximum à l’abri en évitant de trop s’exposer à cette poussière.
Evidemment, cette prévision de 72 heures émises par l’Anacim a poussé beaucoup de Sénégalais à ressortir les masques et adopter des mesures préventives. Et les rues de Dakar montrent déjà des signes de cette réaction anticipée.