Les vendeurs de gargote de Ndioum ont saisi l’occasion de la campagne électorale pour alerter sur leurs difficultés et menacent de boycotter le scrutin du 23 janvier 2022. Le président et le vice-président de l’Association des vendeurs de gargotes de Ndioum, étaient en conférence de presse hier.Par Demba NIANG (Correspondant)

– Au moment où la campagne électorale bat son plein dans la commune de Ndioum, les gargotiers de la localité veulent se faire entendre. Après quelques jours de campagne, ces travailleurs disent ne pas être pris en compte dans le programme des cinq candidats à la mairie. Devant la presse, le président de l’Association Hamé Tan­gana indique que leur association est reconnue, car ayant tous les documents juridiques, et réunit des hommes et femmes. Le président assure : «Notre association a une reconnaissance juridique et nous sommes tous domiciliés à Ndioum. Je suis dans le secteur depuis 2002, mais tous les maires qui sont passés, n’ont jamais pris en compte nos préoccupations.» Ces commerçants indiquent que de nombreux financements ont été octroyés à la commune, mais eux n’en ont jamais bénéficié. Ils décrient l’indifférence des autorités à leur égard, car ils estiment que «nous devrions bénéficier de visite médicale et la mairie doit mettre à notre disposition des poubelles et toilettes».
Le président de l’association dénonce le fait que les gargotiers de Ndioum n’ont pas bénéficié des nombreux recrutements au Coud, dirigé alors par le maire, alors que «nous savons cuisiner. Mais aucun d’entre nous n’avait un certificat ou une attestation qui le prouve. Si les maires s’intéressaient à notre secteur, on aurait déjà reçu des formations pour nous formaliser».
La commune de Ndioum dispose d’une vingtaine de gargotes, toutes tenues par des chefs et soutiens de famille. Ce qui en fait un électorat conséquent. Sur ce point, Hamé Tangana indique : «Chacun de nous emploie deux personnes et nous sommes des pères et mères de famille et dorénavant, tout ce monde ne votera pas pour des dirigeants qui n’ont pas de considération pour notre travail.» Le président et le vice-président de l’Association des vendeurs de gargotes de Ndioum, ont conclu leur point de presse, en indiquant maintenir leur mot d’ordre de boycott de tous les candidats à la mairie. Ils disent néanmoins, ne pas fermer leur porte à des négociations, visant à intégrer leurs préoccupations dans des programmes électoraux. Pour eux, il est évident que «leur vote et celui de leurs employés et membres de familles, se porteront sur le seul candidat qui prendra langue avec eux».