Appréciant la rentrée scolaire et universitaire, le Conseil syndical national unitaire (Csnu) du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes) a déploré une fois de plus, le retard accusé dans le démarrage des cours dans tous les cycles d’enseignement. En effet, ce conseil qui s’est réuni dimanche, soutient que sans les mesures fortes d’accompagnement, la suppression des 6 500 abris provisoires, des classes à double flux, des classes multigrades et classes en alternance pudiquement renommées «classes spéciales», le recrutement suffisant d’enseignants qualifiés, le slogan volontariste «Ubbi tay, jang tay» demeurera un slogan creux pour des centaines de milliers d’élèves à travers le pays. Quant au secteur public d’enseignement supérieur, tout en saluant l’adoption et l’application du principe d’affectation de tous les nouveaux bacheliers dans les structures publiques d’enseignement supérieur, le Csnu considère que le déficit criard, notamment en infrastructures d’accueil et en enseignants-chercheurs, constitue une lourde hypothèque pour l’orientation et surtout pour la qualité des enseignements lesquels, dans ces conditions, ne peuvent être qu’au rabais, sacrifiant de ce fait les droits et intérêts de toute une génération d’étudiants. En ce sens, les membres du Csnu condamnent, à travers leur communiqué, avec vigueur, l’imprévoyance et le laxisme du gouvernement qui, depuis plus de cinq années, est à la traine quant à l’achèvement des importants chantiers de construction et d’équipement dans toutes les universités publiques et les Isep. «Evaluant la mise en œuvre des accords signés de 2014 à 2018, le Csnu constate avec indignation, le statu quo quant aux points d’accord fondamentaux à matérialiser : les lenteurs administratives, la révision du système de rémunération et de motivation des agents de l’Etat, la mise à disposition des parcelles viabilisées dans des villes de l’intérieur, l’externalisation des prêts Dmc», fustige le conseil. Qui déclare enfin que dans ces conditions,  il considère que le gouvernement est seul responsable des perturbations qui sont susceptibles de découler d’une telle situation.