Chinois et Sénégalais ont fêté ensemble au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose la fête du printemps 2020 qui marque l’arrivée de la nouvelle année.

Le nouvel an Chinois, c’est dans deux semaines. Jeudi dernier, Chinois et Sénégalais ont célébré ensemble la fête du printemps 2020 qui marque l’arrivée de la nouvelle année. Elle est en effet la fête traditionnelle la plus importante en Chine. Pour cette année, l’évènement est placé sous le signe du rat, car chaque année ce rendez-vous annuel est dédié à un animal.
Pour donner plus de saveur à la fête, le gouvernement chinois a déplacé la troupe artistique de la province du Gansu, composée de 32 personnes. C’est une localité située au nord-ouest de la Chine, considérée comme l’un des berceaux de la culture chinoise. Au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose, un spectacle de musique, de danse et d’acrobatie sous le thème «La route de la soie sous le charme du Gansu» a ébloui le public venu nombreux. «En 2020, nous voulons travailler main dans la main avec le Peuple sénégalais pour promouvoir la synergie de l’Initiative la ceinture et la route avec le Plan Sénégal émergent et réaliser un développement continu de notre coopération exemplaire au profit de nos deux Peuples», a annoncé l’ambassadeur de Chine au Sénégal, M. Zhang Xun dans son discours.
Par ailleurs, le diplomate chinois a soutenu que l’année 2019 a été bonne en récoltes. La construction commune de l’Initiative la ceinture et la route, dit-il, a obtenu des résultats fructueux en Afrique en général, au Sénégal en particulier. «Les relations sino-sénégalaises sont entrées dans la meilleure période de l’histoire avec la co-présidence du Forum sur la coopération sino-africaine par le Sénégal et la Chine. Les échanges et coopération tous azimuts entre nos deux pays ne cessent de s’intensifier et de se multiplier», s’est félicité Zhang Xun. D’ailleurs, il a assuré à l’ensemble de leurs partenaires que la Chine va continuer à s’ouvrir au monde extérieur.
Derrière le pupitre, les drapeaux des deux pays ornent le décor du podium. En face, le ministre de la Culture et de la communication, Abdoulaye Diop, a salué cette «excellente» coopération sino-sénégalaise multiforme dont la culture constitue un puissant fondement. Il a également salué le dynamisme de l’axe Chine-Sénégal.
Après les speechs, c’était le début du spectacle. «Mettez de l’ambiance dans la salle ! Beaucoup de bruit. C’est la fête ce soir. Le spectacle commence», a demandé le maître de cérémonie habillé en blanc et qui a été tenu compagnie par une Chinoise. Aussitôt, la salle sombre dans le noir, puis une ambiance sonore déchire l’atmosphère. Déguisée en jaune de la tête aux pieds, la troupe sort des ténèbres. Les spectateurs sortent portables et smartphones pour immortaliser la chorégraphie tant attendue. Un véritable langage corporel connu des Asiatiques à travers les films télévisés.
«Chauffez la salle s’il vous plaît ! Elles méritent des applaudissements», a exhorté encore le maître de cérémonie. Le public a également été séduit par la musique jouée par un duo avec seulement des instruments sans voix. Et dans le public, ne pouvant plus se retenir, certains ont laissé éclater leur joie. «C’est extraordinaire», s’est exprimé un journaliste sublimé par la prestation d’une jeune fille qui a déroulé une acrobatie, appelée «balance», avec une seule main. Comme si elle était retenue par une force surnaturelle, elle est restée des minutes à manœuvrer en l’air.
Il y a eu aussi la prestation de la troupe du théâtre national Daniel Sorano et des Chinois qui ont interprété la chanson Baye katt de l’artiste Ismaïla Lô, en hommage aux agriculteurs. Une interprétation faite seulement avec des instruments musicaux comme le tambour, le balafon, le djembé, la flute.
msakine@lequotidien.sn