Le Guide de performance des collectivités locales a été soumis hier aux acteurs dans le cadre d’un atelier organisé par l’Ong Enda Ecopop. Pendant deux jours, cet instrument, introduit en 2016 dans les exécutifs locaux, va être évalué et réadapté au contexte actuel marqué par les nouvelles orientations prises par le gouvernement. Celles-ci s’appellent budget-programme, gestion axée sur les résultats et Objec­tifs de développement durable.
Ces mutations exigent des collectivités territoriales des performances dans bien des domaines : gouvernance participative et inclusive, accès aux services sociaux de base de qualité, résilience, atténuation et adaptation aux changements climatiques, etc. Ce changement exige aussi à tous les niveaux, l’acquisition d’outils d’intervention adaptés et consensuels. «Il s’agit d’analyser à nouveau ce guide et de voir où sont les gaps qu’il faut combler pour nous mettre à niveau par rapport à cette orientation de l’Etat», a déclaré Bachir Kanouté, coordonnateur exécutif de Enda Ecopop.
Au-delà des nouvelles options de l’Etat, le Covid-19 et les inondations se sont ajoutés aux difficultés de satisfaction des besoins des populations chez les collectivités territoriales. «On va chercher à faire en sorte que les collectivités puissent avoir des performances réelles et ça nous permettrait de prendre en charge ces questions qui sont posées au niveau de nos territoires», a décliné Abou Ahmad Seck, directeur de Cabinet du ministre des Collectivités territoriales, du développement et de l’aménagement du territoire.
Président de l’Union des associations d’élus locaux, Adama Diouf, appelle les collectivités territoriales à «innover, imaginer et réaliser à la base des programmes de résilience pour relever le défi du développement local».