L’édile d’Adéane a interpellé davantage l’Anrac, agence exclusivement créée pour la Casamance, afin qu’elle puisse accompagner les populations dans ce processus de retour de la paix. «Je reconnais que les ressources de l’agence sont limitées, mais ne serait-ce que pour le retour du village de Bissine, l’Anrac doit être en première ligne pour accompagner cette dynamique», soutient-il. D’ailleurs en bon avocat de l’Anrac, Ibou Diédhiou entend mener le plaidoyer pour que cette agence soit dotée de suffisamment de moyens afin qu’elle puisse mener à bien sa mission. «Depuis des années, l’Anrac ne reçoit plus un budget consistant dans le cadre de l’investissement, car elle a juste un budget pour le fonctionnement. On ne peut créer une agence spécifiquement pour la région naturelle de la Casamance, solliciter le retour des populations et ne pas mettre les moyens financiers nécessaires à la disposition de celle-ci. Et si l’Etat n’est pas dans les dispositions de mettre les moyens, autant supprimer l’agence», dit le patron du Conseil municipal d’Adéane. Ibou Diédhiou constate  pour le regretter : «C’est depuis l’avènement au pouvoir du Président Macky Sall qu’on ne sent plus l’Anrac dans sa mission régalienne ; celle qui consiste à réinsérer les populations déplacées, à aller chercher les réfugiés et à aider les mutilés de guerre à se soigner. Et je lance un appel au chef de l’Etat afin qu’il mette un budget consistant à la disposition de l’Anrac afin qu’elle puisse mener à bien la mission qui lui est assignée.»