Politique d’insertion dans les collectivités territoriales : 2, 6 milliards pour booster l’employabilité des jeunes et des femmes

Par Alioune Badara NDIAYE (Correspondant) –
Environ 2 milliards 600 millions de francs Cfa vont être mis à profit les trois prochaines années dans le cadre du Projet d’appui à la territorialisation des politiques d’insertion des jeunes, femmes et personnes handicapées (Patip-Jf). Le comité de pilotage devant porter ce projet, fruit d’une collaboration entre le ministère de la Formation professionnelle et technique et l’Agence italienne de coopération, a été installé hier à Diamniadio.
«C’est un projet de 4 millions d’euros, soit environ 2 milliards 623 millions de francs Cfa, sur 3 ans, avec une première enveloppe d’environ 1, 4 milliard de francs Cfa pour cette année 2025 (…) C’est un projet d’insertion socio-professionnel qui vise à insérer les jeunes, les femmes et les personnes handicapées dans le dispositif, en mettant davantage l’accent sur les collectivités territoriales. Le Patif est le successeur du Pgef qui était déjà sur cette dynamique d’insertion. Mais le Patif met davantage l’accent sur le renforcement de capacités des collectivités territoriales, d’où d’ailleurs la présence de l’Association des maires du Sénégal et de l’ensemble des acteurs territoriaux que nous avons associés à ce projet», a expliqué, à l’issue de la rencontre, Cheikh Fatma Diop, président du Comité de pilotage du Patip. «L’objectif, c’est d’insérer les jeunes, les femmes et les personnes handicapées dans les filières identifiées pour booster les collectivités territoriales, en leur donnant les leviers en termes de capital humain», a renchéri M. Diop, assurant que des métiers stratégiques vont être ciblés pour ce faire. «D’une collectivité à une autre, le besoin peut être différent. Ce qui est important, c’est qu’à la fin des 3 ans, les collectivités territoriales soient renforcées en termes de capital humain afin de pouvoir jouer pleinement leur rôle dans le développement économique du pays», a indiqué le président du comité de pilotage.
«Le développement du Patif est une continuation des projets précédents et il continue à être un levier pour le renforcement et la mise en œuvre des bonnes pratiques qu’on a développées dans le passé», a souligné de son côté Giovanni Grandi, directeur de l’Agence italienne de développement. «L’objectif, c’est de continuer à supporter l’insertion dans le marché du travail des personnes qui ont été formées (…) C’est fondamental cette connexion entre la formation et l’insertion des jeunes, des femmes et des personnes handicapées dans le marché du travail. Ce n’est pas seulement une question de former les jeunes, mais aussi d’avoir cette connexion avec le développement du secteur privé», a poursuivi M. Grandi, réitérant le soutien de l’Agence italienne à accompagner ce projet qui cadre avec les objectifs de développement déclinés par l’actuel gouvernement.
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