Les promoteurs sont impactés par le Covid-19, occasionnant de nombreuses querelles avec les lutteurs pour des problèmes de cachets. Une situation que déplore Boy Kaïré qui recommande un minimum de compréhension envers les promoteurs.

Ces dernières semaines on a eu droit à des bisbilles entre promoteurs et lutteurs au sujet des cachets. On peut citer par exemple la passe d’armes entre Gaston Mbengue et Gris Bordeaux. Poussant le Fassois à renoncer à son combat contre Balla Gaye 2. Une situation qui peut s’expliquer par la crise financière notée depuis l’avènement du coronavirus.
Accroché par Le Quotidien, l’ancien champion, Boy Kaïré, se fait l’avocat des promoteurs impactés par la crise sanitaire.
«Il ne faut pas occulter que la pandémie a un impact négatif sur tous les secteurs dont l’économie, le sport. Je demande donc aux lutteurs de faire preuve de patience à l’égard des promoteurs. Tout le monde est conscient que la crise qui sévit à cause du Covid-19 n’épargne aucun secteur. C’est normal. Des lutteurs qui ont la chance de se faire démarcher leur combat doivent tenir de cette situation et intégrer l’hypothèse selon laquelle le promoteur leur versera leur avance sur cachet une fois qu’on sortira de cette crise. C’est le conseil que je donne à tous les lutteurs. Les promoteurs démarchent des combats dans l’espoir que cette crise économique soit vaincue permettant de donner les avances sur cachets dans de bonnes conditions.» Et selon l’ancien chef de file de l’écurie de Soumbédioune, l’espoir est d’autant plus permis que «la saison de lutte n’a pas encore démarré. Le ministre des Sports n’ayant pas encore donné de date. Attendant sûrement la fin du mandat du Cng et l’installation de la nouvelle équipe».
Justement, concernant les noms devant composer la nouvelle équipe dirigeante, Boy Kaïré se veut prudent. «J’admets tant qu’on n’arrivera pas au 31 octobre prochain, je trouverais prématuré qu’on parle de la composition du nouveau Cng.»
Sur le profil du remplaçant du Dr Alioune Sarr, au cas où ce dernier quittait son poste, l’ancienne gloire donne son avis : «Nous voulons qu’on confie la gestion de la lutte à quelqu’un qui soit issu du milieu. C’est notre souhait. Un amateur, lutteur, un promoteur ou un président d’écurie, tous doivent pouvoir gérer la lutte. Le plus important est que celui-ci soit du milieu, un homme du sérail qui maîtrise les contours de la lutte. Mais le dernier mot revient au ministre Matar Ba.
Enfin sur le combat devant opposer son fils Diéne Kaïré à Modou Anta, il dit espérer que l’affiche aura lieu. «En ce qui nous concerne, nous avons un accord avec le promoteur Gaston Mbengue. Nous avons eu écho qu’il a aussi l’accord du camp de Modou Anta. On espère donc que le combat sera finalisé sous peu.»