Vingt et un pays admis à bénéficier de l’aide de l’Association internationale de développement (Ida) dont le Sénégal sont ciblés par le programme de discrimination positive pour le financement en faveur des femmes en Afrique (Afawa) de la Banque africaine de développement (Bad) qui a obtenu 61,8 millions de dollars, soit près de 40 milliards de francs Cfa, de la deuxième allocation de fonds de l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi).

La Banque africaine de développement a obtenu 61,8 millions de dollars, soit près de 40 milliards de francs Cfa, de la deuxième allocation de fonds de l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi en anglais), pour son programme de discrimination positive pour le financement en faveur des femmes en Afrique (Afawa en anglais). Ce programme, note un communiqué du bureau de la Banque mondiale au Sénégal, «entend proposer des outils financiers innovants et sur mesure, à l’image du mécanisme, unique en son genre, de partage des risques, une formation spécialisée dans le renforcement de capacités et des initiatives ciblées pour réformer en profondeur l’environnement propice aux activités des femmes entrepreneures. Et sur les 21 pays ciblés, le programme Afawa s’adressera en priorité aux pays admis à bénéficier de l’aide de l’Association internationale de développement (Ida) ou aux pays fragiles et en conflit, où les femmes ont beaucoup de mal à accéder aux financements, aux marchés, au savoir et aux programmes d’accompagnement». Et entre autres pays concernés, le document mentionne «le Burundi, les Comores, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Sénégal, la Sierra Leone, la Tanzanie, le Tchad, la Zambie et le Zimbabwe».
Annoncée lundi, la deuxième allocation de fonds We-Fi devrait «bénéficier à 70 mille entreprises dirigées par des femmes et permettre de mobiliser pratiquement un milliard de dollars de financement auprès d’autres sources publiques et privées. Avec une enveloppe de 129 millions de dollars en faveur de programmes de soutien à l’entrepreneuriat féminin, cette deuxième série de subventions devrait mobiliser 990 millions de dollars de financements supplémentaires auprès d’autres sources publiques ou privées par l’intermédiaire de quatre banques multilatérales de développement».
«La Banque africaine de développement a obtenu 61,8 millions de dollars pour financer des activités dans 21 pays d’Afrique. Tandis que la Banque asiatique de développement s’est vu allouer 20,2 millions de dollars en appui à son action à Fidji, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Vietnam. De leur côté, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Banque interaméricaine de développement ont reçu respectivement 22,9 et 24,28 millions de dollars pour leurs opérations en Asie centrale et dans les pays d’Amérique latine et des Caraïbes», souligne le communiqué. Qui précise que «ce deuxième cycle de financements vient compléter la première série d’allocations annoncée en avril 2018, à hauteur de 120 millions de dollars, qui a permis de financer des projets du groupe de la Banque mondiale, de la Banque asiatique de développement et de la Banque islamique de développement destinés à démanteler les obstacles à l’activité des femmes entrepreneures dans les pays en développement. Ensemble, ces deux vagues de financements devraient concerner 115 mille femmes entrepreneures et mobiliser 2,6 milliards de dollars de fonds supplémentaires auprès d’autres sources publiques ou privées, soit dix fois les moyens mis à la disposition de l’Initiative We-Fi par ses 14 pays donateurs».

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