Dans le domaine de l’éducation, les Thiessois peuvent compter sur un réseau d’institutions d’enseignement professionnel, avec notamment l’implantation de l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep), un établissement en charge de la formation de techniciens supérieurs dans plusieurs filières. En plus de l’Isep de Thiès, pour sept milliards F Cfa, il faut ajouter les travaux d’extension de l’université de Thiès qui sont eux aussi financés par la Banque mondiale à hauteur de plus de cinq milliards F Cfa, l’Espace numérique ouvert de Thiès, un autre projet avec un financement de la Bad. Toujours dans le département de Thiès, il y a l’Espace numérique ouvert de Mbour, financé par le budget consolidé d’investissement. Il y a les travaux d’extension de l’Ensa pour un coût de 50 millions F Cfa et l’extension de l’Ept qui se poursuit pour 300 millions F Cfa. Sans compter les travaux autour des technologies de l’information et de la communication. L’université de Thiès est déjà comme les quatre autres universités sur la plus large bande passante en Afrique subsaharienne. L’Ecole polytechnique de Thiès, sur financement du ministère de l’Enseignement supérieur à hauteur de 50 millions F Cfa, termine son réseau de campus. Ce sont plus de 13 milliards F Cfa que l’Etat du Sénégal a investi à Thiès, qui occupe une place particulière dans la carte universitaire du Sénégal. Il existe déjà plusieurs maillons du système d’enseignement supérieur : l’université de Thiès, où se trouve l’Ensa, qui est sans doute la première structure d’enseignement supérieur au niveau de cette région, l’Ecole polytechnique de Thiès, l’Isep de Thiès, l’Enseignement supérieur privé qui est fortement représenté, l’Université virtuelle du Sénégal. Bien sûr, il ne faut pas oublier les nombreuses infrastructures comme l’Hôtel du Rail, le Palais du Congrès, l’Auberge des jeunes.

Les chantiers ina­chevés de l’université Iba Der Thiam
Toutefois, depuis un certain temps, l’Intersyndicale (Saes, Sudes, Stesu, Satuc), la Conférence des présidents des amicales d’étudiants et le personnel de l’Université Iba Der Thiam (Uidt) de Thiès expriment leur colère pour exiger l’achèvement des travaux des chantiers à l’arrêt depuis plusieurs années et de meilleures conditions d’études et de travail. La communauté universitaire de Thiès s’offusque du fait que «depuis sa création en 2007, le campus de Thiès qui, après Cheikh Anta Diop de Dakar, accueille le plus d’étudiants, n’existe que de nom». Les étudiants font remarquer que «l’université de Thiès, qui peine à prendre forme depuis 2007 parce qu’ayant un gros déficit d’infrastructures, est constituée d’environ une vingtaine de bâtiments en location éparpillés à travers les quatre coins de la Cité du Rail, ce qui coûte à l’Etat et au Rectorat, au moins plus d’une centaine de millions de F Cfa par an. Près de 40% du budget de l’université vont dans les paiements d’immeubles». Ils réclament «la finition et la livraison des infrastructures», insistent sur l’urgence de «trouver des salles de cours pour les nouveaux bacheliers orientés, en sureffectif».
Correspondant