Production rizicole en 2019 : De «bonnes» récoltes attendues

Grâce à l’adaptation des semences qui ont été mises en place en fonction du profil de l’hivernage caractérisé par un retard pluviométrique, de bonnes récoltes de riz sont attendues cette année, selon Dr Wally Diouf. «On attend des productions intéressantes. Nous étions à plus d’1 million 200 mille tonnes en 2018. Nous sommes à peu près au même chiffre en 2019. Nous attendons les chiffres définitifs, mais partout où nous avons été, les rendements vont dépasser ceux de l’année passée. Nous nous attendons à une production supérieure à celle de l’année dernière», a déclaré hier le coordonnateur du Programme national d’autosuffisance alimentaire en riz (Pnar), en marge du 2e Comité conjoint de coordination (Ccc) du Projet d’amélioration de la productivité du riz dans la vallée du fleuve Sénégal (Papriz 2). Un projet financé par la Coopération japonaise pour booster toute la chaîne de valeurs riz.
Et dans le cadre de sa mise en œuvre, de nombreuses activités sont en cours de réalisation d’amont en aval de la production de riz. Le nouveau secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural cite, entre autres, la mise à disposition d’experts japonais dans les domaines de l’irrigation, de la production, du machinisme agricole, de la commercialisation, du marketing pour évaluer et développer, en collaboration avec leurs homologues sénégalais, un modèle d’exploitation hautement productif et compétitif… Tel qu’il est conçu, estime Pape Malick Ndao, ce projet aura un impact réel sur la production de riz au Sénégal, à travers le renforcement et l’élargissement de la chaîne de valeurs riz, notamment du riz irrigué dans la vallée du fleuve Sénégal. A ses yeux, le Papriz 2 cadre parfaitement avec les objectifs du Pnar, principale composante du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas), décliné dans le cadre du Pse.
Un plan directeur de la riziculture dans la vallée du fleuve Sénégal a été également élaboré et validé. Ce document qui a été réalisé avec l’implication de l’ensemble des acteurs est une sorte de feuille de route permettant au gouvernement de booster la filière rizicole. Et sur la base de ce plan directeur, l’Agence japonaise de coopération internationale compte formuler un nouveau projet de prêt d’un montant total de près de 40 milliards de francs Cfa. Kato Koichi, le représentant résident adjoint de la Jica, informe que cet accord de prêt sera signé en mai 2020.