En matière de promotion de la bonne gouvernance, des «progrès importants» ont été réalisés par le Sénégal sur le plan national. Egalement au niveau africain et mondial, des «progrès certains» sont notés. C’est ce que révèle le Rapport sur les résultats de la promotion de la bonne gouvernance au Sénégal de 2012 à 2016, présenté jeudi dernier. Ces actions reposent sur 40 initiatives à travers 7 principes.

Le Sénégal a connu des avancées en matière de promotion de la bonne gouvernance. En effet en 2013, une stratégie nationale de promotion de la bonne gouvernance a été déclinée. Donc 4 ans après, les acteurs ont jugé nécessaire de présenter sous forme de rapport une quarantaine d’initiatives phare à travers 7 principes, afin de faire face aux nouveaux défis de gouvernance. Il s’agit de l’égalité et de l’équité de genres, avec l’application de la loi sur la parité, la réforme du Code de la nationalité, le processus d’institutionnalisation du genre. Sur le respect des lois et l’Etat de droit, il y a la révision de la carte judiciaire, celle du Code pénal et du Code de procédures pénales, la protection et le renforcement des droits citoyens. Aussi, dans le principe relatif à la transparence, le rapport fait état d’une série de six initiatives dont l’adoption de la loi sur le Code de transparence dans la gestion des finances publiques, l’adhésion à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), la mise en place du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz), entre autres. En ce qui concerne la redevabilité, six actions ont été également entreprises, notamment la création de l’Ofnac, l’institutionnalisation de la déclaration de patrimoine…
Le Sénégal a aussi été situé au niveau africain et mondial selon les indicateurs de mesure de bonne gouvernance. Ainsi, d’après l’indice Mo Ibrahim pour la gouvernance en Afrique, lit-on, le Sénégal figure depuis 2013 parmi les 10 premiers pays africains en matière de gouvernance. Dans le cadre du Doing business, mentionne le document, le Sénégal, entre 2012 et 2016, a amélioré son score d’au moins 6 points et a gagné sur la même période 19 places. «Pendant deux ans de suite (2014-2015), il a été classé dans les 10 meilleurs réformateurs au monde. Le Sénégal est parvenu pour la première fois en 2016 à se hisser au-dessus de la moyenne», rappelle le rapport. Quid de la transparence et redevabilité dans la gestion des finances publiques ? Si l’on se fie à l’indice sur le budget ouvert, le Sénégal a vu son score passer de 10 à 43 entre 2012 et 2016.
«Cette performance est à mettre sur le compte des importants efforts déployés par le gouvernement du Sénégal depuis 2016 pour rendre publique l’information budgétaire», s’est réjoui le présentateur du document, Waly Faye. En outre, l’indice de perception de la corruption classe le Sénégal parmi les 10 premiers Etats africains. De 2012 jusqu’à 2016, le Sénégal a connu une progression soutenue de son indice avec un gain de 9 points et de 30 places au niveau mondial.
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