Elan de solidarité envers Paris. Telle est la réaction des partenaires européens de la France, à la décision de la junte malienne d’expulser d’ici 3 jours, à compter de ce lundi, l’ambassadeur de France au Mali. Le chef de la Diplomatie européenne ne s’est pas empêché de considérer la décision de Bamako comme «injustifiée». Josep Borrell est d’avis que la mesure prise par Bamako n’entraînera qu’un isolement du Mali.
Poursuivant dans le même sillage, l’Union européenne (Ue) a exprimé sa solidarité à la France et au Danemark. Ce pays a été sommé par les autorités de la Transition, de retirer son détachement de forces spéciales du Mali. A l’image de M. Borrell, le ministre danois des Affaires étrangères a aussi exprimé sa solidarité à la France. Son homologue allemand abonde dans le même sens et évoque une mesure qui va conduire à une impasse. Aux yeux de Berlin, «la sécurité et la lutte contre le terrorisme au Mali» demeurent «l’objectif commun» qu’il ne faut pas perdre de vue. Pour le gouvernement allemand, «la situation a besoin de dialogue (et) non d’une escalade».
Auparavant, hier matin, le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, avait soutenu, d’après Rfi, que son pays ainsi que ses partenaires européens, vont «travailler d’ici à la mi-février», pour «prévoir une adaptation de leur dispositif » au Sahel.