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Manko wattu Senegaal n’a pas obtenu le retrait de l’organisation des élections des mains de Abdoulaye Daouda Diallo. Mais avec le chef de l’Etat, informe la conférence des leaders qui s’est réunie hier, il a été retenu de mettre sur pied un comité de veille. Au total, sur les 10 points des revendications, seuls 2 n’ont pas fait l’objet de consensus.

La coalition Manko wattu Senegaal a officialisé hier les résultats de sa rencontre avec le président de la République Macky Sall, tenue jeudi au Palais. Sur les 10 points des revendications, Mamadou Diop Decroix et ses camarades ont indiqué que seuls 2 n’ont pas fait l’objet d’accord. Après une concertation des leaders au siège du Grand parti dont le patron Malick Gackou est absent, la délégation a listé les «oui» et les «non» de ce face-à-face avec le chef de l’Etat. Alors qu’ils revendiquaient l’organisation des élections par une autorité neutre, les opposants ont réitéré leur exigence de voir Abdoulaye Daouda Diallo partir. Parce que, soulignent-ils, il est «responsable et maire d’une commune de l’Apr». «Le Président Sall a dit hier (jeudi) qu’il ne comptait pas faire moins que ses prédécesseurs, car il considère que Abdoulaye Daouda Diallo lui donne totale satisfaction. Donc, il le maintient à son poste. En revanche, il accepte la mise sur pied d’un comité de veille», informe Déthié Fall. Mais, avertit le vice-président de Rewmi, «nous n’accepterons pas qu’il dirige les élections». Il poursuit  : «Pour la question de la photocopie des cartes d’identité, nous avons demandé au Président de se conformer au Code électoral qui dispose que l’administration est chargée de l’impression et de l’établissement des cartes d’électeur aux frais de l’Etat. Sur ce point-là, il a accepté la demande.»
S’agissant de la refonte du fichier électoral, elle se fera jusqu’au 3 avril, alors que son audit est suspendu à la suite de la refonte actuelle qui vise au moins 4 millions d’inscrits. M. Fall informe que l’Etat se chargera du financement de l’audit et de la révision exceptionnelle. A propos de l’augmentation du nombre de députés, il soutient que le chef de l’Etat est en phase avec eux. Il est donc question que les 10 de la diaspora soient prélevés du quota de la proportionnelle ; ce qui ferait 100 à la majoritaire et 50 à la proportionnelle. Sur le mode de scrutin, un désaccord a été noté. Un mode de scrutin à deux tours pour toutes les élections, répartition égale du nombre de députés entre les scrutins majoritaire et proportionnel. En outre, l’opposition doit avoir accès aux médias publics et l’organe de contrôle et de régulation doit être le seul à organiser ou superviser les émissions à caractère politique ainsi que la couverture des manifestations et activités des partis politiques. Pour le bulletin unique, c’est un point soumis à la réflexion.
Le porte-parole de Manko, Mamadou Diop Decroix, dans son intervention, a précisé qu’il y a eu des commentaires dans la presse selon lesquels Pape Diop, Abdoul Mbaye, Idrissa Seck et Ousmane Sonko avaient boycotté la rencontre avec le chef de l’Etat. «Mais Déthié Fall est là, le Professeur Bouba Diop est là, Abdoul Mbaye est représenté ici par Ibrahima Niang, Pape Diop était même là pour aller à la rencontre du mardi, mais quand celle-ci a été reportée, il avait d’autres engagements», explique-t-il.
Stagiaire

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