La tradition a été respectée. Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, a accueilli les pèlerins au hangar. La longue attente a failli gâcher la fête. Des pèlerins ont voulu bouder la séance.

C’est à 17 heures que les pèlerins ont regagné le salon du hangar des pèlerins. Un retour au bercail après plusieurs jours aux Lieux saints de l’islam. Une centaine de pèlerins dans une salle où le tapis vert est bien harmonisé avec le toit et les habits blancs des nouveaux «El hadji et Adjaratou», ravis d’avoir accompli ce pilier de l’islam. Des moments de retrouvailles avec les siens. L’émotion était vive, l’attente longue. Le retard du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, a poussé une dizaine de pèlerins à prendre d’assaut la porte de sortie. «L’Etat du Sénégal ne nous respecte pas. Nous sommes fatigués. Presqu’une heure, on attend le ministre. On a besoin de l’accueil de nos familles et du repos, mais le folklore», s’égosille une femme en balançant les mains. Aux agents incapables de la ramener à la raison, elle lance : «Ouvrez les portes ! Libérez-nous !» Avec le soutien de plusieurs camarades. A son arrivée, Sidiki Kaba s’est adressé aux pèlerins pendant 2 minutes. «Le président de la République m’a chargé de vous accueillir. Nous sommes satisfaits du déroulement du pèlerinage 2017. Nous félicitons la délégation en charge du pèlerinage. Je vous invite à prier pour un Sénégal de paix», a-t-il déclaré. Même si l’accueil est entaché de quelques contestations, beaucoup de pèlerins ont salué le travail de la délégation. A côté de leurs valises bien scotchées et des paquets de zam-zam, ils apprécient le déroulement du pèlerinage de cette année. «Je remercie le président de la République, Macky Sall, et son gouvernement. Tout s’est bien passé. De l’hébergement à la restauration. La Mecque, c’est autre chose», se réjouit Babacar Guèye. Avant d’ajouter : «Si c’est comme ça tous les ans, j’y retournerai.» Sa voisine est du même avis : «Je félicite et remercie le Professeur Abdou Aziz Kébé. Il nous a logés et nourris. Nous avons bien accompli ce pilier. Je prie pour un Sénégal de paix et de développement pour le bien de tous», affirme Mame Aïta Mbaye avant de rejoindre ses proches dehors dans une belle ambiance. A chacun sa manière d’accueillir le parent loin de ses yeux pendant près d’un mois. Entre accolades, cris de joie et sanglots, tout y était.
Stagiaire