#Rufisque – Grève dans les collectivités territoriales : Des syndicats déplorent la posture du ministre Bala Moussa Fofana

L’Alliance nationale des syndicats des travailleurs des collectivités territoriales a décrié une «interprétation erronée de l’article 29 de la loi 2011-08 du 30 mars 2011» par le ministre de l’Urbanisme, des collectivités territoriales et de l’aménagement des territoires. Par Alioune Badara NDIAYE –
Les membres de l’Alliance nationale des syndicats des travailleurs des collectivités territoriales ont décrié, mardi, une «interprétation erronée de l’article 29 de la loi 2011-08 du 30 mars 2011» par le ministre de l’Urbanisme, des collectivités territoriales et de l’aménagement des territoires, Bala Moussa Fofana, dans le seul but de faire croire aux populations que la grève observée dans les mairies et conseils départementaux est illégitime. Ces syndicalistes ont animé, mardi, un point de presse à la mairie de Rufisque pour se faire entendre de l’opinion et aussi des autorités. «Même si on peut remettre en cause la forme et la méthode, il ne peut exister aucun doute sur la légitimité de cette lutte (…) Au lieu de se consacrer à la recherche d’une solution de ce problème douloureux, il dépense toute son énergie à nous faire passer pour des hors-la-loi aux yeux de l’opinion publique», a décrié Mbaye Sow, Secrétaire général du Syndicat unique et démocratique des travailleurs municipaux (Sudtm), assurant que le ministre est en train de mener une campagne de désinformation et de dénigrement à leur endroit.
«L’Etat est une continuité et hérite à la fois de l’actif et du passif. Même s’il a longtemps joué au dilatoire, le gouvernement sortant a accepté de négocier avec les syndicats et a reconnu le bien-fondé des revendications. Autant d’acquis que le ministre voudrait remettre en cause», a poursuivi M. Sow dans sa lecture du propos liminaire signé par sept syndicats. «Sur un effectif de plus de 16 mille agents, seuls 1037 sont déclarés éligibles par le ministre Bala Moussa Fofana, sous le fallacieux prétexte que ce sont les seuls qui remplissent les critères de fonctionnaire», a encore pointé le Secrétaire général du Sudtm, d’avis que cette distinction opérée ne tient sur aucun argument logique. «Les augmentations de salaire allant de 30 à 40% à partir de février 2022, d’abord aux enseignants et ensuite aux autres corps de la Fonction publique, n’ont jamais fait de distinction entre des agents fonctionnaires et non fonctionnaires. Tout le monde en a profité selon son corps, son grade et son indice.
Pourquoi devrait-il en être différemment pour les agents des collectivités territoriales ?», a-t-il ainsi posé. Ils se sont dits déterminés à poursuivre le combat jusqu’à la résolution du problème. «Nous appelons tous les travailleurs à la vigilance. Nous leur demandons de resserrer les rangs et de se tenir prêts pour une nouvelle forme de lutte, mieux pensée et plus stratégique», a lancé M. Sow.
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