Le Conseil national des aînés du Sénégal (Cnas) ne manque pas d’idées pour la valorisation du statut des personnes du 3ème âge. Mame Birame Faye, président de cette structure, a évoqué à ce propos jeudi le «minimum vieillesse» pour ceux qui ne disposent pas d’une pension de retraite. «Il y a l’éternel problème économique face à ces pensions dérisoires (…) Il faut vraiment revoir les textes des institutions de prévoyance et en même temps faire une part belle aux personnes âgées qui n’ont pas de retraite parce que ce sont des personnes qui ont servi l’Etat et les collectivités. Elles ont travaillé pour le pays et doivent avoir au moins ce qu’on appelle le ‘’minimum vieillesse’’», a expliqué le président du Cnas. «Je ne parle pas de la pension minimale, mais plutôt d’un minimum vieillesse calculé sur la base du Smig, peut-être même la moitié du Smig réglementaire. Ce serait bon de donner ça aux pasteurs, paysans et agriculteurs. Il a fait savoir que ces derniers représentent entre 70 et 75% de la population en âge avancé», a-t-il poursuivi en révélant que 45% des ménages sénégalais sont gérés par des personnes d’âge avancé.
M. Faye s’est exprimé en marge de la cérémonie de remise de carnets pour la Couverture maladie universelle initiée par la section départementale du Cnas à ses membres. «Il s’agit de 152 cartes qui nous ont été données par Abdou Karim Sall quand il était directeur de l’Artp. Aujourd’hui, il est ministre. C’est pour marquer cela et le remercier que nous avons organisé la manifestation de ce jour (jeudi)», a noté Insa Laye Sèye, président de la section départementale.
Outre l’aspect économique, le Cnas veut être impliqué davantage sur les questions d’intérêt national. «Les personnes âgées se sont regroupées pour parler d’une seule voix comme nous l’avait demandé le président de la République. Nous espérons alors qu’il va nous recevoir et nous écouter. Nous avons un vaste programme qu’il faut dérouler à travers le pays. On aidera les pouvoirs publics à souffler un peu, surtout dans les réformes annoncées. Si les personnes âgées ne sont pas là pour accompagner ces réformes, nous craignons qu’il n’y ait pas de succès», a noté Mame Birame Faye pour qui toutes les potentialités humaines aptes doivent être mises à contribution pour faire avancer le pays.
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