Ils avaient promis 10 jours de spectacle. Et au final, ils en ont fait plus. Eux, ce sont les promoteurs du festival «Rythmes et formes du monde» qui avait débuté le 22 décembre. La forte fréquentation de la zone touristique grâce au festival a été le justificatif pour le prolongement de l’évènement qui devait prendre fin le 31 décembre. «Actuel­lement, nous recevons quelque 150 visiteurs par jour (…). C‘est un point positif dans l’organisation du festival et nous ne sommes pas encore à la fin. Nous allons étirer les activités jusqu’au 5 janvier et nous espérons avoir plus de visiteurs», a expliqué Rodrigue Bandiaky. Ce membre du comité d’organisation qui s’est exprimé à l’occasion d’un point de presse bilan s’est réjoui de l’adhésion populaire qui a accompagné l’évènement. «Les populations locales se sont appropriées tous les événements», a souligné à ce sujet Amina Goudiaby, faisant savoir que les trois villages de la commune de Yène ont vibré au rythme du festival. «Nous avons effectué des concerts, mais aussi des visites médicales, des régates, des séances de faux lion pour toucher la couche jeune, mais aussi des Ndawrabines», a-t-elle relevé comme source de l’appropriation de l‘évènement par les populations. Le festival de Toubab Dialaw qui en est à sa 8ème édition a été initié par le poète haïtien Gérard Chenet. L’Association pour la promotion et le développement durable de Dialaw (Apdd) qui le pilote veut apporter sa contribution au développement économique, culturel et touristique de cette partie sud du département de Rufisque. «C’est un secteur que l’on doit promouvoir aujourd’hui et qui doit participer au développement de la localité. L’organisation de ce festival participe à notre volonté d’alimenter le secteur du tourisme», a dit Abel Traoré de l’Apdd, heureux de voir le festival se poursuivre jusqu’au 5 janvier. A noter qu’à partir de la prochaine édition, la mairie de Yène compte dédier une subvention pour la tenue du festival. «Le Conseil municipal a décidé cette année, lors du débat d’orientation budgétaire, d’instaurer le festival dans la ligne budgétaire de la commune. Cela, afin que chaque année l’évènement puisse avoir une subvention», a annoncé lors du point de presse Ousseynou Thiam, président de la Commission culture, tourisme et loisirs de la mairie.
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