Pour accélérer l’élimination du paludisme, 8 pays de la région (Burkina Faso, Sénégal, Gambie, Mali, Mauri­tanie, Niger, Cap Vert, Tchad,) ont décidé de collaborer à travers une nouvelle plateforme régionale. L’objectif de cette initiative est de fédérer les efforts «en faveur du développement et du maintien de la couverture universelle des antipaludéens et de la mobilisation des financements destinés à l’élimination du paludisme».

8 pays de la région ont lancé le 31 août dernier «l’Initiative pour l’élimination du paludisme au Sahel». Le Burkina Faso, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Cap vert, le Tchad et le Sénégal ont décidé ainsi d’unir leurs forces «afin d’accélérer les efforts régionaux qui visent à éliminer le paludisme, une maladie qui menace plus de 90 millions de personnes dans cette région chaque année». Dans un communiqué, le Partenariat Rbm pour en finir avec le paludisme informe que les ministres de la Santé de ces pays ont créé «une nouvelle plateforme régionale avec pour objectif de fédérer leurs efforts en faveur du développement et du maintien de la couverture universelle des antipaludéens et de la mobilisation des financements destinés à l’élimination du paludisme». Le document renseigne qu’ils se sont également engagés à accélérer «l’introduction de technologies innovantes pour combattre la maladie et à mettre au point un tableau de bord sous régional permettant de suivre et d’évaluer la progression de leurs objectifs, à savoir éliminer le paludisme à l’horizon 2030». Selon cette organisation, avec «près de 20 millions de cas de paludisme annuels, le Sahel a accompli quelques avancées» mais, souligne-t-elle, «a aussi subi des revers dans sa lutte contre la maladie». «Si le Burkina Faso et le Niger continuent à être fortement touchés par le paludisme, les progrès constants réalisés au Sénégal et en Gambie ont permis d’y enregistrer un net recul du nombre de personnes atteintes par le paludisme et de décès dus à cette maladie. Egalement membre de cette initiative, le Cap-Vert est quant à lui sur la bonne voie pour éliminer la maladie de son territoire d’ici 2020», explique le document.
Par ailleurs, le communiqué informe que «l’Initiative pour l’élimination du paludisme au Sahel sera mise en œuvre dans huit pays du Sahel et zones voisines». Outre le soutien des ministres de la Santé de la région, «ce programme bénéficie également du concours de nombreux partenaires, dont l’Organisation mondiale de la santé, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (Alma) et le Partenariat Rbm pour en finir avec le paludisme». Le document du Partenariat Rbm rapporte que Awa Marie Col Seck, en sa qualité d’ambassadrice de l’Initiative pour l’élimination du paludisme au Sahel, s’est réjouie de la collaboration de ces 8 pays. Selon l’ancien ministre de la Santé du Sénégal, «les pays du Sahel reconnaissent les nombreux avantages d’un travail collaboratif pour accélérer l’élimination du paludisme dans la région». D’après Mme Seck, «nous combattrons mieux et plus vite cette maladie en unissant nos ressources, en introduisant de nouveaux outils, en partageant nos meilleures pratiques et en coordonnant nos efforts par-delà les frontières». Saluant cette initiative, elle estime qu’elle est «essentielle pour améliorer la santé des personnes et les systèmes de santé nationaux qui ont un impact direct sur l’économie des pays».
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