Des mesures sont prises pour un bon approvisionnement du marché en moutons et aussi pour la régulation des prix des denrées. Le ministre du Commerce et porte-parole du gouvernement, qui était face à la presse hier, informe que pour mettre fin à la spéculation sur le prix de l’oignon, décision a été prise d’autoriser l’importation de 10 000 tonnes d’oignon.

Ce fut une séance d’explications. Un moment de lever les inquiétudes. A quelques jours de la fête de Tabaski, il est noté une spéculation sur le prix de l’oignon. Pour faire face à cette situation, le ministre du Commerce et porte-parole du gouvernement a annoncé, hier face à la presse, l’ouverture du marché à l’importation de cette denrée très prisée durant cette période.

Abdou Karim Fofana a précisé que la demande mensuelle d’oignon est de 30 mille tonnes, alors que 50 mille tonnes sont disponibles.

Toutefois, malgré cette disponibilité, le prix de l’oignon ne cesse de grimper.
Il informe que l’Etat a pris la décision d’autoriser l’importation de 10 000 tonnes
d’oignon afin de réguler le marché. Représentant le Premier ministre qui a en charge le département de l’Elevage à cette rencontre avec la presse, Samba Ndiobène Kâ a pour sa part reconnu le déficit dans l’approvisionnement des moutons dans la région de Dakar.

Selon le ministre du Développement communautaire, de l’équité territoriale et sociale, à la date du 18 juin, 84 mille 200 moutons ont été enregistrés au niveau de Dakar «contre 123 mille l’année dernière à la même période, soit un déficit de plus de 38 mille».

Une situation qui s’explique, d’après M. Kâ, par la situation tendue notée ces derniers jours à Dakar, mais aussi la disparition de beaucoup de sites à cause des travaux du Brt. Toutefois, il assure que des mesures sont prises pour approvisionner le marché convenablement.

«L’Etat a installé 36 sites sur l’ensemble de la région de Dakar, parallèlement, il y a des points de vente officieux qui vont être installés au fur et à mesure.
Il faut trouver une bonne stratégie pour combler ce gap. L’Etat ne fait que faciliter, mettre en place un cadre approprié, installer toutes les commodités requises pour permettre aux uns et aux autres d’agir convenablement sur l’opération Tabaski. Cette année, c’est presque 1 milliard 300 millions qui ont été injectés», a-t-il expliqué. Parlant du besoin en moutons sur le plan national, le ministre souligne qu’il est estimé à 810 mille têtes, et un programme mis en place a permis de réduire le nombre de moutons importés de 555 mille à 300 mille.

En outre, Samba Ndiobène Kâ, tout comme son collègue du Commerce, a assuré que «des mesures ont été prises pour que la sécurité soit renforcée pour permettre aux opérateurs d’exercer convenablement leurs activités».
Par Dieynaba KANE dkane@lequotidien.sn