TAMBACOUNDA – Accès à l’eau potable : 4 villages de la commune de Missira connectés au réseau

Les populations des localités de Sankagne, Saré Boubou, Saré Maldji et Adjaff ont poussé un grand ouf de soulagement. Branchées au réseau d’adduction d’eau, elles n’auront plus à s’approvisionner dans les puits et autres mares ou marigots. Grâce à la coopération entre le Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam), l’Union européenne (Ue) et le ministère de l’Hydraulique, un forage leur a été gracieusement offert. «C’est un forage multi-villages d’un débit de 50m3/h. Ce système d’adduction d’eau permettra de toucher plus de 2 044 personnes avec son château d’eau de 100m3 sur une hauteur sous radier de 15m», a souligné le ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, Mansour Faye, qui a ajouté qu’il va être noté une nette amélioration des conditions de vie des populations.
Une grosse épine a été ôtée du pied des villageois bénéficiaires, a déclaré la présidente des femmes. «Ici à Adjaff, la principale difficulté des femmes demeurait la recherche de l’eau. Cette activité nous prenait tout notre temps», s’est-elle remémorée. Elle a signifié que les maladies notées étaient souvent d’ordre hydrique dans la contrée. Maintenant, grâce à la coopération Pepam-Ue, l’eau coule à flots dans les villages. Le maire de Missira, commune qui polarise les villages bénéficiaires, a promis qu’une gestion efficiente et rigoureuse sera faite de l’ouvrage.
Le ministre de l’Hydraulique va aussi remercier la coopération avec l’Ue qui leur a permis d’avoir une subvention sous forme de financement non remboursable d’un montant de 11,8 milliards pour réaliser plusieurs infrastructures hydrauliques dont celui-ci. Mieux, a poursuivi le ministre, le programme Pepam-Ue qui consiste en la réalisation de 35 systèmes d’approvisionnement en eau potable et près de 13 mille ouvrages d’assainissement familiaux va contribuer de façon significative à améliorer le taux d’accès et corriger les disparités dans les régions de Sédhiou, Kolda et Tambacounda, dont il a dit qu’elles avaient les taux d’accès les plus faibles du pays. Et c’est d’ailleurs pourquoi le programme a beaucoup mis l’accent sur elles. Exhortant les bénéficiaires à plus de rigueur dans la gestion, il a ouvert les vannes en compagnie des autorités administratives et du représentant de l’Ue.
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