Le phénomène de l’infanticide au Sénégal inquiète la présidente de l’Association Aide aux malades mentaux démunis (Ammd) qui a mis en place, depuis 2016, la première pouponnière du département de Thiès pour une meilleure prise en charge des enfants issus de cette couche sociale. Aussi, selon Mme Binta Fatime Dieng, l’établissement va-t-il prendre en charge également les enfants orphelins issus de familles démunies et ceux abandonnés. Une façon, pour elle, de participer à la lutte pour l’éradication de l’infanticide, mais également du fléau des enfants abandonnés. S’exprimant au cours d’un dîner de solidarité au profit des enfants de la pouponnière dans le cadre de la 5e édition du «Noël du social», présidée par les maires de Thiès et de Yène, Mme Dieng indique que «notre objectif, c’est d’insérer ces enfants dans le tissu social pour qu’ils y aient des conditions de vie favorable». De l’avis de la présidente de l’Union communale des femmes du Parti socialiste, «le phénomène des malades mentaux errants avec leurs enfants à la main doit cesser. C’est pourquoi nous avons installé cette pouponnière pour venir en aide à celles qui sont victimes de grossesses. Lesquelles, après accouchement, abandonnent le plus souvent leurs enfants».
A sa suite, Doudou Gnagna Diop, co-fondateur de la pouponnière «Sourire Bébé», est revenu sur l’objectif du «Dîner de la solidarité», qui est de collecter des fonds qui permettront de résoudre les problèmes et satisfaire les besoins les plus urgents de la pouponnière. «L’établissement fait face à des dépenses énormes parce que nous recevons chaque jour encore plus d’enfants parce que c’est la seule pouponnière dans le département de Thiès. Et avant son implantation à Thiès, le juge des enfants était obligé de les amener à Mbour et même parfois jusqu’à Dakar ou de les confier à des personnes qui n’ont pas les moyens de les prendre en charge.» Pour dire toute l’importance de la mise en place de cette infrastructure qui accueille les enfants âgés de 0 à 3 ans. Du reste, M. Diop a insisté sur la suite de la prise en charge des pensionnaires de la pouponnière une fois qu’ils ont atteint les trois ans. «Il faudra une suite pour leur prise en charge parce qu’au niveau du département de Thiès, il n’y a pas de site d’accueil pour ces enfants démunis. C’est pourquoi nous avons acheté un terrain pour construire une pouponnière digne de ce nom avec une maternelle pour poursuivre leur éducation.» Ainsi, il lance un appel aux bonnes volontés pour la réalisation d’un tel projet au profit des enfants démunis. Aux autorités locales, il demande de mettre la main à la pâte pour aider la pouponnière qui est au chevet des enfants démunis depuis plus de trois ans. A l’en croire, «elles devraient être les premières à se soucier des conditions de vie des enfants vulnérables». La marraine de la pouponnière, Mme Ndèye Awa Mbaye, présidente de l’Association Diaspora et racine, a pour sa part salué «la qualité des soins et la bonne prise en charge des enfants de la pouponnière».
nfniang@lequotidien.sn
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