Le ministre de l’Elevage et des productions animales, Aly Saleh Diop, a visité hier les foirails de Ndindi et de Keur Kab, département de Mbacké, pour s’enquérir de l’état d’approvisionnement en moutons de Tabaski de ces points de vente. Même si les prix ne sont pas encore abordables, le patron de l’Elevage est d’avis que l’affluence est attendue pour la dernière semaine avant la fête.Par Oumy LY(Correspondant)

– Habillé comme un vrai peulh, chapeau (Tingadé) bien vissé sur la tête, bâton à la main, le ministre de l’Elevage et des productions animales a entamé sa visite au foirail de Ndindi, en faisant le tour comme un simple acheteur et marchander des moutons de temps en temps. Le premier prix que l’autorité a eu à entendre est de 240 mille francs Cfa, puis d’autres allant de 95 mille à 500 mille pour un mouton. Des prix que Aly Saleh Diop a trouvés chers par rapport aux autres localités qu’il a eu à visiter dans le cadre de la tournée qu’il a initiée pour voir et apprécier le niveau d’approvisionnement du pays en moutons de Tabaski. «Les moutons sont plus chers ici par rapport aux autres localités que nous avons visitées, par exemple à Podor, Missirah et Dahra. Revoyez vos prix, sinon vous risquez de retourner avec vos moutons ! Il faut donner un prix raisonnable», conseille-t-il à un vendeur.
Cette visite a ainsi servi de prétexte aux éleveurs de soulever un certain nombre de préoccupations relatives à l’approvisionnement en eau, l’éclairage et l’insécurité. Le président du foirail de Ndindi, Abdou Fatah Diop, a souligné qu’ils souffrent du manque d’eau. «L’eau ne coule pas des robinets. Il n’y a que la grande bassine pour s’approvisionner. Nous avons aussi un problème d’éclairage», étale-t-il.
Mais la situation ne semble pas être la même au niveau du foirail de Keur Kab. «Nous avons énormément besoin de sécurité. Pour cela, nous demandons l’accompagnement de la police et de la gendarmerie. Par rapport à l’approvisionnement, nous souhaiterions avoir plus de moutons. Et pour l’aliment de bétail, nous sommes souvent laissés en rade», déplore le porte-parole du président du foirail, Cheikh Abdou Diop.
Mais aux yeux du ministre, «la sécurité semble parfaite autant à Ndindi qu’à Keur Kab». Pour l’approvisionnement en eau, Aly Saleh Diop déclare : «La question de l’eau a été évoquée à Ndindi. Il y a de l’eau, mais ce n’est pas suffisant. Ils nous ont demandé de les accompagner pour pouvoir augmenter le diamètre des tuyaux. Cette question sera réglée avec la construction du forage qui est prévue dans cette zone.»
Revenant sur l’approvisionnement en moutons de Tabaski, le patron de l’Elevage précise : «On m’a signalé que c’est dans la dernière semaine que l’affluence sera plus importante. Des troupeaux sont éparpillés dans le périmètre de cette ville pour éviter des surcoûts liés à l’alimentation du bétail. A l’heure actuelle, le niveau d’approvisionnement est satisfaisant. Les prix tournent autour de 80 mille, 130 mille francs Cfa. Il y a effectivement des moutons qui coûtent 500 mille, 600 mille et on le voit partout. Cela confirme la largesse de la fourchette des prix.»
oumy.ly@lequotidien.sn