Le ministre de la Santé et de l’action sociale a réceptionné hier un important lot de matériels de protection estimé à plus de 600 millions de francs Cfa. L’appui de l’Unfpa est destiné au personnel de santé.

Depuis la survenue du Covid-19, la chaîne de solidarité et de soutien n’est jamais rompue. Le Sénégal a bénéficié d’un nouvel appui du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Alors que le personnel soignant est suffisamment exposé aux risques de contamination, il a besoin du matériel de protection individuelle et collective à l’image du lot que lui a offert l’Unfpa d’un montant de 642 millions F Cfa. Cet appui va doter les structures de santé des zones d’intervention, le personnel de santé, notamment les sages-femmes, les bajenu goxx, des équipements de protection individuelle. Il s’agit de gels hydro-alcooliques, thermos-flashs, masques, lunettes, combinaisons à usage unique pour le personnel soignant, sacs à poubelle pour la gestion des déchets, gants d’examen, stériles, tubes de prélèvement, eau de javel, savon, etc.
Cet équipement est destiné à la Direction de la santé de mère et de l’enfant (Dsme), aux dix régions médicales d’intervention du programme dans les axes Nord, Centre et Sud, au district sanitaire de Popenguine et à la commune de Gueule-Tapée-Fass-Colobane à travers le Projet Fass émergent. La contribution de l’Unfpa, sur financement du Canada et du Luxembourg, s’inscrit dans le cadre global de l’appui du système des Nations unies au plan national de riposte auCovid-19.
Pour la représentante-résidente de l’Unfpa, «chaque femme, même en période de Covid-19, a droit à un accouchement sûr et sans danger». D’après Cécile Compaoré Zoungrana, l’accès aux services de santé de la reproduction/planification familiale, la prévention des grossesses non désirées et du Vih doivent rester une priorité en toute circonstance. En effet, s’alarme l’Unfpa, les crises humanitaires aggravent la mortalité maternelle. «Chaque jour dans le monde, près de 500 femmes et adolescentes meurent de complications liées à leur grossesse ou à un accouchement dans des situations d’urgence ou dans des Etats fragiles. Du fait de la forte priorité accordée au Covid-19, le manque d’information, la stigmatisation ou la peur d’être contaminé, on note dans certains cas une interruption dans la continuité des services intégrés de santé sexuelle et reproductive», alerte l’organisation onusienne.
Abdoulaye Diouf Sarr a salué la contribution de l’Unfpa, du Canada et du Luxembourg. «La dotation en équipements de protection individuelle et collective contribuera à assurer la continuité des services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et de l’adolescent, une priorité du ministère, traduite par l’élaboration d’un Plan de contingence par la Dsme», explique le ministre de la Santé et de l’action sociale.