Au lieu de s’acquitter d’une dette de 10 mille F Cfa alors qu’il avait de l’argent, il a voulu faire le radin. Ce qui a permis de mettre au grand jour ses activités de vendeur de drogue. Mamadou Diallo a été condamné à 3 mois ferme et ses coprévenus Moustapha Camara à 1 mois et Idrissa Cissé à 3 ans ferme pour respectivement vol et détention de drogue.

Dans la vie, les bons comptes font les bons amis. Mamadou Diallo, qui devait 10 mille F Cfa à Moustapha Camara, a eu des ennuis avec la justice, qui a mis à nu ses activités délictuelles. Malheureusement, dans sa chute, il a entrainé tous ses coprévenus. En fait, il comparaissait devant la barre pour offre et cession de drogue. Ses codétenus Moustapha Camara et Idrissa Cissé répondaient res­pectivement de vol pour le deuxième nommé et détention de chanvre indien pour le troisième. Après avoir disqualifié les faits d’offre et cession en vue d’usage personnel, le Tribunal a condamné Mamadou Diallo à 3 mois ferme. Quant à ses coprévenus, ils ont tous été déclarés coupables des faits pour lesquels ils comparaissent. Si Moustapha a pris 1 mois ferme pour vol, Idrissa Cissé n’a pas eu la même baraka. Il a été condamné à 3 ans ferme pour détention de chanvre indien.
Tout est parti d’une histoire de prêt. Marié et père de plusieurs enfants, Mamadou Diallo peine à trouver de quoi donner sa famille. C’est ainsi qu’il s’en est ouvert à Moustapha Camara auprès de qui il a fait un prêt de 10 000 francs. Ce jeune mare­yeur entre temps est tombé malade. Il a voulu rentrer dans ses fonds pour se soigner car il lui a été prescrit une ordonnance de 7 500 francs. Mais quand il somme Mamadou Diallo de lui payer, ce dernier fait la sourde oreille alors qu’il a dans son portefeuille 35 000 francs, fruit de ses activités illicites de vente de drogue. Sans compter avec Moustapha Camara qui tient à recouvrer ses créances, il a déposé le porte-monnaie sur la table avant de sortir. Le sieur Camara ne s’est pas fait prier pour l’ouvrir. Ayant trouvé la somme de 35 000 francs, il s’est emparé du portefeuille. A son retour, Mamadou Diallo n’a pas trouvé son porte-monnaie là où il l’avait déposé. Il interpelle Moustapha Camara, qui a avoué l’avoir pris. Seulement, il n’était pas dans les dispositions de restituer le reste de l’argent et le porte monnaie. Il s’en est suivi une dispute entre les deux qui a fini devant la police. Une fois au commissariat, Moustapha Cama­ra a confié aux limiers que Mamadou lui doit de l’argent, mais refuse de le payer alors qu’il a des sous qui proviennent de ses activités de vente de drogue.
Une perquisition de sa chambre a permis de confirmer ces accusations. Les policiers ont trouvé dans la chambre de Diallo, 3 cornets de chanvre indien cachés dans une casserole. Interpellé, il a reconnu la propriété de la drogue en donnant le nom de son fournisseur. Un transport chez ce dernier a permis aussi de trouver dissimulés, dans une chambre qui appartient à Idrissa Cissé, 227 cornets de chanvre indien. Soumis à un interrogatoire serré, il a reconnu être le propriétaire de la chambre en question, mais a nié la propriété de la drogue.
Devant la barre, il était le seul à réitérer ses dénégations. Selon ses déclarations, c’est une chambre qu’il a louée pour ses activités professionnelles. Il prétend l’avoir confiée à deux de ses ouvriers qu’il a fait venir fraichement du village. «Quand la police est venue, elle a vu le propriétaire prendre la fuite», a-t-il tenté de faire croire au Tribunal qui n’est pas convaincu de ses allégations. Leur culpabilité ne souffrant d’aucune contestation, les prévenus ont été tous déclarés coupables et condamnés à des peines diverses.
justin@lequotidien.sn