L’eau va couler dans trois mois à Ndoukhoura Peulh, village de la commune de Yène. Enfin, sont tentées de dire les populations qui, depuis 20 ans, ont multiplié les démarches pour être connectées au réseau. «Nous n’avons pas un problème plus sérieux que celui de l’eau. En 1997, nous avions adressé une lettre à Alassane Dialy Ndiaye qui était en ce temps ministre de l’Equipement. Et depuis lors, ça a toujours été une revendication des populations», a fait savoir vendredi Omar Youga Sow, habitant du village, présent à la cérémonie de lancement des travaux d’adduction d’eau potable. Le projet est porté par la mairie de la commune à partir de son budget. «Le Conseil municipal a dégagé un montant de 17 millions pour permettre de poser un kilomètre de linéaire qui va traverser tout le village et amener l’eau à partir du goudron jusqu’à la maison la plus reculée de ce village», a expliqué Gorgui Ciss, l’édile de Yène. Il a fait savoir qu’une première tentative avec un forage installé il y a deux ans n’avait pu régler le problème. «Nous avons tenté de régler le problème d’abord par un forage avec une pompe solaire, mais avec les aléas climatiques et les pannes éventuelles on avait de l’eau, mais il arrivait que la pompe tombe en panne», a-t-il ainsi rappelé, magnifiant le soutien d’Africa feed pour un élargissement de l’alimentation en eau à l’échelle du village. «A côté de ce montant, Africa feed qui est une entreprise dans la zone nous a soutenus avec un complément de 7 millions francs pour l’extension jusqu’à l’école, mais aussi de réaliser des dérivations qui vont aller vers différents hameaux afin d’ériger deux à trois bornes-fontaines», a noté Pr Ciss. «A la fin du projet, nous aurons définitivement réglé le problème de Ndou­khoura en ce qui concerne l’alimentation en eau», s’est réjoui d’avance le maire pour le village qui concentre une forte activité d’élevage. L’entrepre­neur en charge de la réalisation du projet a donné rendez-vous dans trois mois pour la fin des travaux.