Youga Sow, directeur général de Sococim industries, a révélé le sens profond de la bourse annuelle que son entreprise offre à des nouveaux bacheliers depuis bientôt 10 ans.  «Nos bourses d’études participent à maintenir la matière grise dans notre pays. Dieu sait que nous en avons besoin pour développer ce pays», a-t-il dit à l’occasion de la 14ème édition de la fête de l’excellence mercredi au centre culturel Maurice Guèye. «Combien de bourses ont été décernées à des étudiants pour aller à l’étranger et combien d’entre eux sont restés dans ces pays d’accueil au terme de leur formation ? Les pourcentages sont énormes», a-t-il déploré mettant en avant «la nécessité pour le Sénégal de disposer de ses meilleures ressources humaines pour pouvoir se développer». A la rencontre qui a permis à l’usine du ciment de décerner des prix à 70 élèves du primaire, moyen et secondaire, les trois bénéficiaires de la bourse Sococim ont été dévoilés. «Pour cette année, nous avons trois garçons. Deux scientifiques et un littéraire avec une mention assez bien», a fait savoir M. Sow sous le regard de Mame Fatou Sy, la première bénéficiaire de la bourse Sococim, ayant bouclé son cursus en médecine, et Pape Thiam, devenu ingénieur agronome. «Notre bourse fait deux fois celle de l’Etat (75 mille francs Cfa, Ndlr) et permet au bénéficiaire de pouvoir se prendre en charge pour une bonne formation», a-t-il dit à ce sujet. «Notre souci est de former des citoyens utiles à notre pays. Nous n’avons pas vocation à nous substituer à l’Etat ou aux collectivités locales, mais nous souhaitons encore aller plus loin dans le cadre de la Rse», a assuré le directeur général. Sous ce registre, M. Sow a promis «la réhabilitation chaque année de deux écoles, une à Rufisque et une à Bargny». Un programme à mettre en œuvre dès l’année prochaine et pour lequel les structures sanitaires seront bénéficiaires.
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