L’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) est en grève. La Coordination des étudiants de cet établissement de l’enseignement supérieur a décrété hier 96 heures de cessation des activités pédagogiques et journées sans tickets, accompagnées de 48 heures de front.

Ce mouvement d’humeur est, selon Serigne Saliou Mbaye, pour rappeler au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Mesri), les priorités au niveau de l’Uasz. D’après le responsable de la coordination, elle manque de salles de cours. «Des fois sur les emplois du temps, on dit : jour tel vous avez cours, mais salle à chercher. Parce qu’il y a un manque de salles. Or il y a des chantiers déjà prêts, donc il ne reste que l’installation d’un poste de transformateur pour permettre l’alimentation et la livraison», a dénoncé Serigne Saliou Mbaye en point de presse. L’étudiant ne peut comprendre comment ces chantiers peuvent être là depuis 2015, être quasiment achevés et ne pas être livrés. «Les étudiants ont des problèmes, qu’attendent-ils pour livrer ces chantiers», s’interroge-t-il. Son étonnement concerne aussi le retard dans la livraison des 1000 lits qui seraient aussi prêts.

Par ailleurs, les étudiants font des queues énormes pour manger à l’Uasz. «Il nous faut un nouveau restaurant. Ils en ont commencé un. Pourquoi pas le poursuivre et le donner à un repreneur pour satisfaire la restauration des étudiants», invite M. Mbaye. Pour lui, la toute nouvelle université de Kolda «est un abattoir pour les étudiants». «La situation est déplorable, il n’y a rien là-bas. Les étudiants empruntent des salles pour faire des cours. Pas d’infirmerie, même pas d’ambulance pour évacuer les malades en cas de besoin», se désole M. Mbaye, qui invite le Mesri à placer l’Uasz parmi ses priorités.
Par Khady SONKO – ksonko@lequotidien.sn