PARTAGER

Le député et leader de Pastef va-t-il répondre à la convocation de la Commission ad hoc lundi pour une séance d’audition ? La réponse n’est pas évidente. Mais il s’agit de l’avant-dernière étape dans la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko, accusé de «viols suivis de menaces de mort» par une masseuse de 20 ans.

La Commission ad hoc, chargée de la levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko, s’est réunie pour la première fois hier. Lundi prochain, Pape Biram Touré et Cie vont auditionner le leader de Pastef, accusé de «viols suivis de menaces de mort» à l’Institut «Sweet beauté» par la masseuse Adji Sarr, 20 ans. La séance a réuni 10 députés sur les 11 composant la Commission ad hoc. Seul Aymérou Gningue, «empêché», n’a pas assisté à la réunion. Annoncé comme démissionnaire de ladite commission, Moustapha Guirassy a participé à la réunion du «début jusqu’à la fin», selon une source. Après la session du lundi 22 février, la Commission ad hoc, dirigée par l’Apériste Pape Birame Touré, va dresser un rapport qui sera soumis à une plénière qui devrait se dérouler la semaine prochaine. Ce sera la dernière étape de la procédure de levée de l’immunité parlementaire de Ousmane Sonko qui crie au «complot» en vue d’une «liquidation d’un adversaire politique» par le régime en place. Reste à savoir si l’opposant de 46 ans va faire le déplacement à l’Assemblée nationale.

Le leader de Pastef va-t-il répondre ?
Quoi qu’il en soit, le député non-inscrit a déjà désigné sa collègue Aïda Mbodj comme son défenseur le jour de l’audition. «Ousmane Sonko est dans les dispositions de répondre à la convocation comme moi qu’il a eu à désigner. Mais ses collègues députés (de l’opposition) se sont constitués en boucliers et ne veulent pas le livrer sans connaître l’identité de X», a prévenu Aïda Mbodj mardi dernier. L’ancienne ministre de la Femme sous Wade a averti que l’opposition parlementaire va refuser que Sonko réponde à la Commission ad hoc si le X figurant dans le réquisitoire du procureur de la République n’est pas identifié. Il faut souligner que c’est le député qui a décidé de ne pas déférer à la convocation de la Section de recherches, préférant la levée de son immunité parlementaire. Dans sa déclaration du 7 février, il avait indiqué que cela peut se faire «en 2 ou 3 jours puisqu’ils (le pouvoir) ont la majorité parlementaire». Sous ce rapport, il devrait répondre à la convocation de la Commission ad hoc. Mais il pourrait aussi suivre la voie inverse puisqu’il avait refusé d’être entendu par la Commission d’enquête parlementaire sur le dossier des 94 milliards de F Cfa.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here