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Il y a quelques semaines, le Président Macky Sall demandait en Conseil des ministres une régulation des réseaux sociaux. Dans son adresse, le président de la République demandait «la mise en place d’un dispositif de régulation et d’encadrement spécifique aux réseaux sociaux». Cette sortie avait donné lieu à une levée de boucliers. Plusieurs organisations ayant en effet dénoncé une volonté de restreindre la liberté d’expression. Aujourd’hui, il s’avère que le Sénégal n’est pas le seul pays à se lancer dans cette voie. En effet, la France a également pris le même tournant. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (Csa) de France annonce sur son site officiel la mise en place d’une nouvelle direction en charge de la régulation des plateformes en ligne. «Le Conseil est désormais amené à intervenir sur des problématiques nouvelles liées à l’activité des plateformes en ligne (réseaux sociaux, moteurs de recherche, plateformes de partage de vidéos…) en matière notamment de lutte contre les infox (avec la loi de 2018 sur la manipulation de l’information) ou contre la haine en ligne avec la mise en place d’un observatoire en 2020», informe l’organe de régulation.
Si la France met en avant la lutte contre les infox et les discours de haine, au Sénégal, les acteurs du net suspectent le gouvernement d’avoir des visées liberticides, en lien notamment avec les prochaines échéances électorales. Des accusations que les tenants du pouvoir ont balayées d’un revers de la main dans leurs différentes interventions sur la question. Mais les acteurs du web n’en démordent pas au Sénégal. «Il y a un fil rouge à ne pas franchir au risque de manœuvrer dans une forme de censure. Mais il est clair que des dérives de toute nature fleurissent sur la toile. Cependant, je pense que la solution pour juguler ce fléau ne saurait être un dispositif pour contrôler les réseaux sociaux», réagissait Mountaga Cissé, expert en Tic sur Social Net Link.

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