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Son Excellence Luca Attanasio.

Le meurtre de Luca Attanasio, ambassadeur d’Italie en République Démocratique du Congo, suscite de vives réactions sur le plan interna­tional.  L’Organisation des Nations unies (Onu), l’Union européenne (Ue), les gouvernements congolais et Italien ; tous condamnent cet acte et plaident pour l’ouverture d’enquêtes. Dans le même temps, une polémique est déclenchée après ce meurtre.

Les chancelleries haussent le ton après le meurtre de Luca Attanasio, ambassadeur d’Italie en République Démocratique du Congo, son chauffeur et son garde du corps, ce 22 février, à quelques mètres de la ville touristique de Goma, dans la façade Est du pays.

L’appel aux enquêtes
Pour MC Lachlan Karr, Représentant spécial adjoint du Secrétaire de l’Onu en Rdc, «les responsables de cette attaque doivent être identifiés et poursuivis avec la plus grande détermination».  Réagissant à ces meurtres, Charles Michel, président du Conseil européen, s’est dit «choqué», tout en rassurant que «l’Union européenne restera aux côtés de la Rdc et sa population pour la sécurité et la paix», a-t-il tweeté.

«Une attaque lâche»
Après le communiqué signé par le ministère italien des Affaires étrangères, confirmant le meurtre de Luca Attanasio, le Président Italien, Serge Mat­ta­rella, a qualifié cette attaque de «lâche», indiquant que «la République italienne est en deuil pour ces serviteurs de l’Etat qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leurs fonctions».
D’après le gouvernement congolais, les auteurs de ces meurtres doivent répondre de leurs actes. Dans une vidéo diffusée sur la toile, Marie Ntumba Nzeza, ministre congolaise des Affaires étrangères, a promis que Kinshasa «mettra tout en œuvre pour découvrir qui est à la base de cet ignoble meurtre». Dans la foulée, la ministre congolaise a rendu visite à la famille du diplomate italien.

La réaction de la police
Depuis plusieurs décennies, l’activisme des groupes armés déstabilise la province du Nord-Kivu. Après la nouvelle annonçant le meurtre de Luca Attanasio, le Commissaire provincial de la police, dans la province du Nord-Kivu, contrée où s’est déroulée l’attaque contre le convoi du diplomate, a laissé entendre : «un ambassadeur, il vient dans une contrée, il se déplace sans que les services de sécurité ne soient au courant», a déclaré le Général Aba Vang Ang, devant la presse locale.
Des propos contredits par le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’Onu en Rdc qui a indiqué que «le Pam collabore avec les autorités nationales pour déterminer les détails de l’attaque, qui a eu lieu sur une route où il (le diplomate, ndrl) avait probablement obtenu l’autorisation de voyager sans escorte de sécurité», a-t-il dit. Une polémique autour d’une mort qui ne sera pas sans conséquence.
Rfi

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