2400 nouveaux cas de cancers gynécologiques chaque année au Sénégal : Barthimée fait le diagnostic

Le Sénégal enregistre 1600 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et 800 du sein chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), indique Noé Ndil Mbaye. Le président de la Nouvelle génération pour le développement de l’Afrique (Nogeba), qui présidait un atelier de formation sur les cancers gynécologiques en partenariat avec l’hôpital Barthimée de Thiès, note que c’est fort de ce constat que «nous avons mis en place un projet que l’on appelle : «Nogeda Rose» pour pouvoir aider au diagnostic et à la prise en charge des cancers de ce type au niveau du Sénégal». Une pathologie qui, selon Noé Ndil Mbaye, nous «concerne nous tous». Parce qu’en effet, relève-t-il, «si ce n’est pas une sœur, une tante, une mère, ça pourrait être une amie». Et donc, «il est important de pouvoir aider les femmes en les sensibilisant, en les formant afin de pouvoir se prémunir de cette maladie». C’est d’ailleurs tout le sens de l’atelier de sensibilisation dont l’objectif «est de former les femmes leaders des groupements venant différentes localités de la région de Thiès, qui vont à leur tour en former ou sensibiliser d’autres femmes par rapport aux mesures de prévention des cancers gynécologiques comme l’autopalpation des seins». Ceci, dit-il, «pour assurer la continuité de cette sensibilisation afin que le maximum de femmes soient sensibilisées sur ces deux cancers».
Il a aussi insisté sur la nécessité d’informer les femmes «sur les moyens de prise en charge et de diagnostic sur cette pathologie au niveau du Sénégal». D’où la pertinence de l’atelier, selon le directeur de l’hôpital Barthimée de Thiès, Abdou Salam Ly, qui dit que «c’est pour «capaciter» davantage les femmes pour qu’elles puissent à leur tour servir de relais auprès des communautés». Parce que, fera-t-il remarquer, «le cancer du col de l’utérus et le cancer du sein font beaucoup de dégâts en ce moment au Sénégal, plus particulièrement avec les femmes les plus démunies». Et à l’en croire, «la mission de l’hôpital Barthimée est d’accompagner les populations les plus démunies, c’est pourquoi nous avons pensé organiser cette sensibilisation».
Très sensible à la situation inquiétante du cancer au Sénégal, Abdou Salam Ly plaide pour que l’Etat du Sénégal, qui «a déjà fait des efforts dans ce sens», «facilite la mammographie pour permettre aux femmes de faire le dépistage très tôt». D’autant plus que, pour lui, «si on dépiste très tôt, facilement on pourra avoir une bonne prise en charge». A ce titre, il annonce une journée de dépistage gratuit au niveau du centre hospitalier le 26 octobre prochain avec son partenaire de Nogeda. Ceci, «pour aider les populations à détecter très tôt la maladie pour une bonne prise en charge».