L’artiste, Moussa Traoré, membre du groupe «Teckothi», a procédé hier au lancement de son opus baptisé  Weusseum. Le produit est composé de 12 titres dont 10 en duo. Après 5 ans d’absence sur la scène musicale, le chanteur offre un retour triomphal avec cet album. A travers son opus il dit vouloir faire renaitre le groupe Lemzo Diamono avec du mbalax esprit Lemzo.

Apres 5 années sans produire d’album, l’artiste Moussa Traoré, qui fêtera bientôt ses 27 ans de musique, sort son 4e opus. Hier, il procédait à son lancement. Il est intitulé Weusseum, un nom qui pour l’artiste,  sonne bien à l’oreille et ne dérange pas. «Ce nom me plait et nous les artistes, nous aimons tout ce qui sonne», a-t-il justifié. «Weusseum, c’est juste une tradition qui se fait à chaque Tabaski, on prend les jambes de mouton pour les sécher, et une fois cela fait, on les utilise pour en préparer de la soupe et j’aime bien», clarifie le batteur qui s’est converti en chanteur.
Pour justifier ces 5 années d’absence du paysage musical, Moussa Traoré explique qu’il a pris le temps de se préparer afin que son produit soit apprécié de tous. Mais aussi, parce qu’il a l’habitude de rester longtemps avant de refaire surface. A travers ce tout nouvel album, l’enfant de la Médina estime qu’il fera renaitre le Lemzo Diamo­no. «Je veux avec cet album faire renaitre Lemzo Diamono, avec du mbalax esprit Lemzo», explique-t-il. Le Lemzo Diamono était un groupe de mbalax sénégalais créé en 1990 à Dakar par Lamine Faye, et dont les membres notables sont Mada Ba, Alioune Mbaye Nder, Salam Diallo, Fallou Dieng, Pape Diouf, Moussa Traoré lui-même, entre autres artistes. Le groupe s’est dissous en 1998.
Le nouvel album est un produit bien rythmé,  avec du mbalax et du «tassu». L’artiste l’a réalisé en collaboration avec d’autres artistes comme, Vi­viane Chidid, Daba Seye, Djiby Dramé, Omar Bassoum, Sidy Samb et Pape Thiopet. Il est composé de 12 titres, dont 10 en duo. Le titre Fonk sunu yaye (Ndrl : respecter nos mamans), parle de lui-même. «J’ai vu des gens insulter leur maman, et ce n’est pas normal car une maman, ce n’est pas n’importe qui», fait-il savoir. Il y a également Nangou Dogal (Ndrl : accepter la volonté divine), «il y a des gens qui n’acceptent jamais les qualités de leur prochain. Il y a des gens méchants dans ce pays», dé­nonce-t-il. Sur Sante Serigne Touba, il rend hommage au père fondateur du mouridisme et dans Niit Nitaye Garabam, il rappelle que  l’homme est le remède de l’homme. Pour la promotion de son album, le chanteur invite les journalistes à l’aider à mieux le faire connaître et aimer. Il prévoit par ailleurs des soirées de promotion.
Stagiaire