Ayib Daffé : «Aucun argument qui montre que cette loi viole le droit existant»

Prenant la parole, le président du groupe parlementaire de la majorité a répondu à Aïssata Tall Sall. Ayib Daffé a regretté la posture de l’opposition, qu’il accuse d’un manque d’arguments juridiques solides. Ayib Daffé a dit s’attendre à un débat de fond. Il a souligné des critiques relevant davantage de la rhétorique que d’une véritable argumentation juridique. «Ils n’ont apporté aucun argument juridique, ni cité aucun article démontrant en quoi cette loi interprétative violerait le droit existant. Ce ne sont que de pures envolées lyriques», a-t-il dit. Pour le président du Groupe parlementaire Pastef, l’opposition a volontairement fui le débat de manière intéressée. «Tout ce tapage vise à éviter la question essentielle : êtes-vous pour ou contre l’impunité des crimes de sang ?», s’est-il interrogé.Dans le même sillage, le chef de file des députés de Pastef a critiqué la position de la Société civile opposée au projet, affirmant que ces acteurs «dissimulent un agenda caché».