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Face à la recrudescence du phénomène de l’émigration clandestine, la Directrice générale de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana) estime que la pratique de la pisciculture peut bien constituer une alternative pour ces jeunes victimes du mirage européen. «Aujour­d’hui, les jeunes qui sont le plus en vue dans le cadre de l’émigration clandestine sont des pêcheurs qui viennent des localités comme Mbour et Saint-Louis. Au lieu de risquer leur vie dans cette aventure, je pense que ces jeunes doivent s’intéresser à la pisciculture que l’on peut pratiquer aussi bien dans des plans d’eau continentaux qu’en mer», a indiqué Dr Téning Sène. Non sans rappeler que l’Etat a mis en place tout un dispositif pour la formation et le financement des jeunes avec notamment le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3fpt) et la Délégation à l’entreprenariat rapide (Der) qui a un budget de 1milliard 200 millions pour financer des projets de jeunes dans le domaine de la pisciculture.
La Dg de l’Ana s’exprimait le lundi 26 octobre lors d’un séjour qu’elle a effectué dans la commune de Toubacouta. Ici, plus précisément au niveau de la vallée de Sinthiou Béra, elle a procédé, avec 10 mille alevins, à l’empoissonnement de 10 des 20 cages flottantes financées dans le cadre du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma). Avec cet empoissonnement, les populations de Sinthiou Béra, selon Mme Sène, pourront récolter, dans six mois, quelque 6 à 8 tonnes de poissons. Ce qui peut faire un chiffre d’affaires de l’ordre de 9 à 16 millions de francs à raison de 1500 ou 2000 francs le kg. A un jet de pierre de là, il est prévu l’implantation d’une écloserie de production d’alevins de tilapia. Cette infrastructure d’un coût de 39 millions de francs est destinée à ravitailler le premier site en alevins pour éviter d’aller chercher cette matière première à Fatick ou ailleurs.
Par ailleurs, Dr Téning Sène a visité le parc ostréicole des femmes de Nema Ba, toujours dans la commune de Touba­couta. Après avoir salué le dynamisme de ces braves dames regroupées au sein du Gie «Yoon njofoor», Mme Sène a promis de les accompagner davantage en les aidant, entre autres, à améliorer la qualité de leurs produits.

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