Condamné pour escroquerie : Pape Ndiaye prend 3 mois ferme

Le journaliste chroniqueur judiciaire de Walf Quotidien a été reconnu coupable d’escroquerie hier. Ainsi, Pape Ndiaye a été condamné à un an de prison dont 3 mois ferme. Appelé à la barre du Tribunal des flagrants délits de Dakar, Pape Ndiaye était accusé d’escroquerie et de tentative de jeter le discrédit sur l’institution judiciaire.
Le représentant du Parquet avait requis un an de prison ferme, argumentant que «la partie civile avait sollicité Pape Khone Ndiaye pour faire sortir son patron, moyennant la somme de 2 millions de francs Cfa. Elle lui a remis 500 mille francs Cfa avec un reliquat et une décharge. Pape Demba Diop a donné le même modus operandi. Son frère était détenu et Pape leur a demandé de l’argent pour l’élargir de la prison de Kaolack. Ce dernier a été libéré, mais par d’autres canaux. Il disait avoir la possibilité de les faire libérer en sa qualité de chroniqueur judiciaire».
Pour sa défense, le prévenu a nié les faits et parlé d’une «main invisible derrière la partie civile», à cause de ses prises de position. Les avocats ont déjà annoncé vouloir attaquer le verdict. «Tout naturellement, nous ne sommes pas satisfaits de la décision. Mais en tant qu’acteurs judiciaires, nous sommes obligés de la respecter, car émanant d’une institution judiciaire. Pape Ndiaye a toujours clamé son innocence. Nous avons plaidé non coupable. Et nous avons également démontré que notre client était innocent. Les juges rendent leur décision selon leur intime conviction. Ils ont rendu leur décision que nous respectons. Mais nous sommes en droit d’attaquer pour élever l’instance à un second degré, et demander à ce que Pape Ndiaye soit rejugé et innocenté. Et ce que nous ferons dans un délai de 30 jours», a déclaré Me Abdoulaye Tall. Pour qui le journaliste Pape Ndiaye est victime de ses prises de position publiques. «Il a le droit de se défendre en disant qu’il y a des mains invisibles derrière la partie civile. Je l’avais prévenu moi en tant qu’avocat de faire très attention. Parce qu’en tant que chroniqueur judiciaire, il prenait des positions qui indisposaient à des lieux insoupçonnés. Maintenant au Sénégal, le fait de dire la vérité t’attire les foudres de ceux qui ne veulent pas l’entendre ou te crée facilement des ennemis», a-t-il constaté.
Par Malick GAYE – mgaye@lequotidien.sn