Encore un crash d’hélicoptères en Afrique de l’Ouest. Vingt-quatre heures après celui qui a entraîné la mort de 13 soldats français au Mali suite à le télescopage de leurs hélicoptères, voilà qu’un nouveau crash se produit en Côte d’Ivoire voisine. Hier, en effet, une collision entre deux aéronefs (un MI 24 et un MI 17) des Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci), un hélicoptère militaire s’est écrasé à l’aérodrome de Katiola, une ville située à 55 km au nord de Bouaké (nord du pays), à l’accueil du président de la République, Alassane Ouattara. Il a été dénombré à la suite de cet accident, quatre (4) blessés légers, les deux pilotes ont été extraits. Le chef de l’Etat ivoirien, qui effectue une visite d’Etat dans le Hambol du 27 au 30 novembre 2019, où il a présidé hier un Conseil des ministres, n’était pas à bord. Le MI 17 était à l’arrêt quand le MI 24 l’a percuté à l’atterrissage à cause de la poussière qui rendait la visibilité quasi nulle, informe-t-on.
Après qu’il a fini de constater l’ampleur des dégâts, le chef d’Etat-major de l’Armée a fait une brève déclaration, après s’être rendu à l’aérodrome de Katiola pour l’ouverture d’une enquête suite au crash, en compagnie du Directeur général de la Police nationale, le général Youssouf Kouyaté, ainsi que du commandant supérieur de la Gendarmerie nationale, le général Alexandre Apalo. En effet, déclare le général de Division Lassina Doumbia : «L’accident vient de se produire. Nous procédons à une évaluation. D’abord, l’évaluation des blessés. Par la suite, une enquête sera ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Un communiqué sera fait dans les prochaines heures pour expliquer à l’opinion nationale les circonstances exactes.» Avant de préciser devant la presse : «Il y a eu quatre blessés, heureusement qu’il n’y a pas eu de mort. Entre l’incident technique et la poussière, l’enquête nous permettra de déterminer les circonstances exactes.»
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