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L’ancien basketteur et ancien président de la Fédération sénégalaise de basket ball que je suis, a été fortement impressionné par le bijou Dakar Arena offert par le président de la République aux sportifs de mon pays. La petite anecdote lors de la cérémonie de réception de ce jeudi 9 août, c’est qu’en un moment, j’étais comme plongé dans un rêve profond. Tant les choses qui se déroulaient devant moi se projettaient dans une dimension surréaliste. Mon voisin du spectacle a dû venir à mon secours pour me faire revenir à la réalité en me pinçant. J’étais complément subjugué par la beauté du bijou offert par le Président Macky Sall à la jeunesse et aux sportifs sénégalais. Non je ne rêvais pas.
J’étais bien dans une salle de 15000 places. Un joyau comme on en trouve dans les pays développés. Seulement, il est important de préciser cependant qu’en Europe, on peut compter du bout des doigts de grandes salles du genre Dakar Arena. J’en connais à peu près 3 ou 4 en Europe. Elles sont situées en Turquie, à Paris avec Bercy et en Espagne. La casquette de président de la Fédération sénégalaise de basket m’a donné l’opportunité d’apprécier énormément de salles de basket à travers le monde de Dakar à Los Angeles, mais j’avoue que Dakar Arena, on n’en trouve pas beaucoup en Europe. N’en parlons même pas pour l’Afrique. Dans le continent noir, c’est quasiment nul, sauf en Afrique du Sud où il existe un Palais des Sports à peu près identique, mais de moindre envergure de 8 000 places. Sinon nulle part en Afrique.
C’est simplement pour dire que Macky Sall a frappé fort. L’homme a montré qu’il a une vision articulée sur des réalisations concrètes avec une architecture de toute beauté. Mais le plus important, c’est surtout d’avoir pensé à bâtir des ouvrages qui défient le temps. L’approche du chef de l’Etat à saluer du reste, c’est de construire des infrastructures qui enjambent les générations c’est-à-dire faire un stade pour que nos petits-fils ou arrières petits-fils, pourquoi pas celui du président de la République, s’il a la chance d’avoir un bon basketteur dans la famille et j’espère qu’il en aura, pourra jouer dans ce stade. Il pourra en ce moment se glorifier pour dire que ce stade-là a été réalisé par mon grand-père ou arrière grand-père. C’est cela la marque des grands hommes. Les grands hommes partent en laissant en place des édifices sur lesquels, des générations et des générations s’en souviendront longtemps et même très longtemps. Il est vrai comme on le dit souvent qu’il y a beaucoup de priorités, mais quand on veut disséquer les priorités, il faut dire que dans chaque coin de rue, il y en a. Mais en un moment, je pense quand on dirige, on ne se pose pas de questions, on ne tatonne pas. Quand il s’agit de faire une réalisation, on la fait. Et on passe à autre chose. C’est vrai dans notre pays, il y a beaucoup de choses à faire. Le président de la République mérite d’être soutenu dans ce qu’il vient de réaliser. Et nous sportifs, nous devons le soutenir. Et le jour de l’inauguration, les sportifs pouvaient remplacer El Hadji Mansour Mbaye ou Mbaye Pekh. Nos deux icônes nous pardonneront une telle usurpation de titres le temps de la cérémonie. Les acteurs surtout sportifs, doivent avoir la haute obligation de donner notre sentiment sur ce bijou que le chef de l’Etat nous a offert. Il n’est pas trop tard.
Comme disait Abdou Diouf en 1986 quand l’Equipe nationale de basket a gagné la Coupe d’Afrique venant de Maputo : «Kou deff lou reuye, ame lou reuye.» J’étais le témoin de l’histoire. Alors pour le monde sportif, surtout que l’Arena a une vocation omnisport et l’Arène nationale pour les lutteurs, et pour les acteurs culturels à travers les spectacles organisés dans le futur, et éventuellement en 2020 un stade olympique pour les footballeurs, les athlètes, aujourd’hui, on peut le dire haut et fort, que les sportifs doivent quelque chose à Macky Sall. Dans le sillage des propos tenus par le Président Abdou Diouf  «kou deff lou reuye, ame lou reuye», Macky Sall «deff na lou reuye». Les sportifs alors doivent faire «lou reuye», wala.
Alors l’acte majeur à poser par les sportifs pour le chef de l’Etat, 2019 est une occasion unique. Le politicien se bat pour avoir le pouvoir. Logique et normal. Nous l’acceptons et nous le constatons. Le syndicaliste se bat pour améliorer le sort des travailleurs et pour la création d’emplois en Cdi. Le sportif se bat pour améliorer l’environnement du sport à travers les infrastructures. Ce qui a été mon combat de tout temps. A partir du moment que le sportif, tout comme le syndicaliste ont obtenu la satisfaction de leurs attentes, ils se doivent de renvoyer l’ascenceur. Nul doute, Macky Sall a réhaussé l’image du sport au Sénégal. Je suis bien placé pour le savoir. J’ai fait énormément de campagnes avec l’Equipe nationale du Sénégal. Je n’avais pas obtenu les possibilités qui s’offrent aujourd’hui à l’organisation et à l’accompagnement des équipes nationales. Pour faire fonctionner la maison, j’étais obligé d’aller chercher des moyens au détriment de mon entreprise. C’est parce que j’ai sacrifié pour le basket une bonne partie de temps réservé à mon entreprise que je suis parvenu à obtenir des résultats. Aujourd’hui, quand je vois le Président réaliser autant de prouesses sur le plan sportif et accompagner les équipes nationales (le football, le basket, le hand-ball et tant d’autres), le Sénégal peut voir l’avenir en rose. Il suffit d’un rien pour voir l’Equipe nationale de basket reconquérir le trophée.
C’est dommage, on a raté cela lors des précédentes éditions, mais le prochain championnat d’Afrique organisé ici à Dakar  ou ailleurs en 2019, je vois mal que le Sénégal ne récupère pas le trophée au vu de la qualité des joueurs et des infrastructures mises à la disposition du basket par le président de la République. Et pour les footballeurs, le déclic est là. Je pense qu’il reste ce petit quelque chose, je veux dire la main de Dieu, pour que le Sénégal soit enfin champion d’Afrique. C’est ce que nous souhaitons pour le président de la République pour avoir placé les sportifs dans le starting block comme le disaient mes amis de l’athlétisme. Vive le sport.
Par Baba TANDIAN
Ancien Président de la Fédération sénégalaise de Basket

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