Après sa victoire sur Moussa Ndoye, Garga Mbossé se projette sur sa prochaine sortie en réclamant un adversaire d’un cran au-dessus de ceux qu’il a eu à croiser. Trouvé hier chez lui à l’Unité 3 des Parcelles Assainies, le frère de Zoss est revenu sur sa victoire de ce dimanche qui le relance.
Attendiez-vous à un combat facile face à Moussa Ndoye ? Sinon comment comprendre que le premier corps-à-corps intervienne 10 minutes après ?
Je ne m’attendais pas à un combat facile. Mon Staff savait que Moussa Ndoye n’aurait pas la patience d’attendre. Je savais qu’il n’allait pas me laisser le guider. C’est un aspect que j’avais intégré dans ma stratégie. En luttant avec un adversaire, il faut toujours étudier la manière avec laquelle il a l’habitude de s’y prendre pour aborder ses combats. Je suis resté trois ans sans combat. Mon dernier combat, étant sanctionné par une défaite, il fallait que je revienne en force. C’est pourquoi je n’ai négligé aucun aspect pour venir à bout de mon adversaire. J’ai respecté les consignes tout en prenant très au sérieux ce combat que je n’avais pas le droit de perdre.
Pouvez-vous revenir sur le film de votre victoire ?
Nous nous sommes d’abord engagés dans un long balancement de bras. J’ai attendu mon adversaire qui tentait de m’engager dans une fausse piste en cherchant à se bagarrer contre moi. J’ai refusé de tomber dans son piège en me retenant. J’ai refusé qu’il prenne mes bras pour ne pas lui donner l’occasion d’entrer dans ma garde. Je lui ai lancé un crochet long du gauche qui l’a touché. Cela l’a poussé à créer l’accrochage. Contrairement à ce qu’on pense, c’est moi qui ai entamé la première action ayant abouti à sa chute. C’est en cherchant à le braquer par un mouvement des bras que Moussa Ndoye a tenté une hanchée que j’ai déjouée pour le projeter au sol. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé sur ses quatre appuis.
Vous semblez avoir tiré les leçons de votre dernière défaite contre Boy Niang 2…
Je lutte sur la base de consignes. J’ai perdu mon combat contre Boy Niang tout en respectant les recommandations de mon staff. C’est la même chose pour ce combat contre Moussa Ndoye où je n’ai fait qu’appliquer les consignes pour gagner.
Pourtant vous aviez en face de vous un adversaire coriace…
Les gens diront que je suis en train de le minimiser. Mais qu’est-ce que Moussa Ndoye a fait de plus que moi. On disait qu’il avait une lourde frappe ; mais il n’a jamais réussi à envoyer un adversaire à terre en usant de la boxe. Ce que moi j’ai fait à trois reprises. Je vous renvoie à mes combats contre An 2000, Aliou Mané, Niakhoum. Tous les lutteurs qu’il avait battus, j’ai pris le meilleur sur eux. J’ai battu Tonnerre au moment où il était au sommet de son art. Donc je ne peux pas concevoir qu’on fasse de Moussa Ndoye le lutteur le plus dangereux en occultant mes hauts faits d’arme dans l’arène.
Après ce succès, quel adversaire serait dans votre ligne de mire ?
Tout lutteur qu’on me proposera sera le bienvenu. Je ne peux me fixer sur un adversaire, mais je demande qu’on me propose un adversaire raisonnable
Justement Sa Thiès serait un adversaire raisonnable pour vous ?
Je ne pense pas que mon combat contre Sa Thiès se tienne incessamment. Qu’on me laisse le temps de la réflexion. C’est trop tôt d’en parler. Je ne suis pas là seulement pour Sa Thiès, je suis là pour tous les autres lutteurs. Je ne vais pas citer mes adversaires, mais ils se reconnaitront.