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Faisant l’état des lieux de la chirurgie dentaire au Sénégal, les membres du Bureau exécutif national (Ben) du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) ont, lors de leur conclave tenu à Toubacouta du 20 au 22 novembre, invité l’Etat à procéder à un recrutement volontariste de chirurgiens-dentistes afin de permettre à davantage de Sénégalais d’avoir accès à des soins bucco-dentaires de qualité.

L’accès à des soins bucco-dentaires de qualité reste encore un luxe pour certains Sénégalais, notamment ceux des régions périphériques, en raison entre autres du nombre insuffisant de chirurgiens-dentistes dans le pays avec un ratio qui est actuellement d’un chirurgien-dentiste pour environ 27 mille habitants. Cette non-disponibilité de ces spécialistes à travers le pays est davantage accentuée par le fait que l’Etat n’en recrute pas assez dans la Fonction publique où ils ne sont que 149 seulement, alors qu’il y en a quelque 500 sur le marché de l’emploi. Une situation qu’ont déplorée les membres du Bureau exécutif national (Ben) du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames), réunis en conclave à Toubacouta du 20 au 22 novembre, pour examiner les questions qui interpellent le secteur de la santé et de l’action sociale. «La faiblesse du recrutement des chirurgiens-dentistes dans la Fonction publique, aggravée par une dégradation de la formation due à l’insuffisance du matériel pédagogique à l’Ins­titut d’odonto-stomatologie de Dakar, pose de véritables problèmes de disponibilité de chirurgiens-dentistes dans les régions périphériques du Séné­gal. C’est pourquoi le Sames demande à l’Etat le recrutement volontariste de ces spécialistes pour résorber le gap et lutter contre leur chômage et l’exercice illégal de cette profession», ont fait savoir Dr Amadou Yéri Camara et Cie dans la résolution qui a sanctionné la fin de leurs travaux au cours desquels les échanges ont essentiellement porté sur le projet de plan d’investissement dans le secteur de la santé, les réformes du secteur, l’état des lieux de la chirurgie dentaire au Sénégal et la syndicalisation chez les cadres. Pour éviter les nombreuses maladies liées à une mauvaise santé bucco-dentaire, le Sames a, dans la foulée, demandé à l’Etat de développer un programme éducationnel permanent à destination des enfants pour leur inculquer de bonnes habitudes en matière d’hygiène bucco-dentaire, mais aussi de renforcer la Division de la santé bucco-dentaire du ministère de la Santé et de l’action sociale.
Se félicitant du respect par l’Etat de certains de ses engagements, notamment avec l’adoption de la loi sur la retraite à 65 ans, le Sames a par ailleurs demandé aux pouvoirs publics d’appliquer les points d’accord résiduels dont les parcelles à usage d’habitation de la Zac du Lac Rose, l’application des mesures correctives en rapport avec les résultats de l’étude sur le système de rémunération, le statut des médecins en spécialisation et celui des internes, et enfin la gestion démocratique des ressources humaines.
En outre, dans le cadre des ré­formes qui seront entreprises dans le secteur de la santé et de l’action sociale, le Sames demande que «l’injustice» relative à l’in­de­m­nité de logement dont les agents de santé ne bénéficient pas soit cor­rigée pour plus d’équité, de mo­tivation et garantie de pérennité.
Relativement au plan d’investissement, le Sames préconise la définition d’un mécanisme de financement sûr qui permette la disponibilité des ressources nécessaires dans la durée. Sous ce rapport, «des pistes de financements innovants devraient être explorées et, en ce sens, les ressources minières et pétrolières devraient obligatoirement être mises à contribution», ont indiqué ces professionnels de la santé.

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