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Le jury du 3ème Festival Dakar court.

La troisième édition du Festival Dakar court s’est ouverte ce lundi à Dakar. Occasion pour Moly Kane, président de l’Association Cine­marek, initiatrice de l’évènement, de plaider pour l’octroi d’une subvention annuelle.

L’Association Cinemarek, qui organise le Festival Dakar court, devrait avoir une subvention annuelle des autorités pour mener à bien ses activités de formation. C’est l’appel lancé ce lundi par le président de l’Association, Moly Kane. La troisième édition du festival, qui a démarré ce lundi à l’Institut culturel français, a servi de tribune pour le réalisateur qui rappelle que l’objectif de Cinemarek «est de promouvoir et faire émerger des auteurs africains, valoriser les métiers du cinéma, faire naître une véritable politique du court métrage en défendant la production et la diffusion».
L’association, qui fédère des ciné-clubs implantés sur toute l’étendue du territoire, travaille ardemment à renforcer la formation des jeunes talents. «Pour toutes ces actions, il faut un soutien et l’association Cinemarek demande au ministère de la Culture une subvention annuelle pour lui permettre de mener ses projets partout au Sénégal. Si nous voulons que le festival soit une référence, il est fondamental qu’il soit doté d’équipements et de moyens financiers», appelle Moly Kane. Le réalisateur de Muruna estime que «le court métrage doit avoir une place». Raison pour laquelle il souligne la nécessité d’avoir «un autre regard» sur ce genre cinématographique, surtout au moment de l’allocation des ressources du Fonds de promotion du cinéma (Fopica).
Pendant cinq jours, le Festival Dakar court réunit des centaines de jeunes et de professionnels du cinéma autour de conférences, projections, master-class etc. Mais avec la situation sanitaire, le festival s’est adapté à cette nouvelle donne. Cette année, «l’intégralité des rencontres professionnelles et tous les films en compétition seront en direct», indique Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal. Le diplomate salue aussi «la grande fécondité de l’industrie cinématographique sénégalaise».
Pour le secrétaire général du ministère de la Culture et de la communication, ce festival reflète le dynamisme et le renouvellement du cinéma sénégalais. Habib Léon Ndiaye rappelle que ces sept dernières années, les productions se sont accrues de même que les initiatives structurantes. A ce niveau, la France, par le biais de l’Agence française de développement (Afd), a contribué à hauteur d’un million d’euros, soit 655 millions de francs Cfa pour la formation des jeunes, notamment à travers deux associations que sont Kourtrajme portée par Ladji Ly, qui vient d’implanter une école de formation au Sénégal et le centre Yennenga de Alain Gomis.
L’ambassadeur Lalliot révèle également que la société de production Karoninka de Angèle Diabang a bénéficié d’un financement. Au total, les 12 films en compétition venus de plusieurs pays seront départagés par un jury présidé par le Malien Souleymane Cissé.

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