«Nous sommes venus présenter nos condoléances à la famille. Mame Cheikh Niass a perdu la vie dans des circonstances très douloureuses. Vous avez entendu les propos de son co-détenu. M. Niass n’avait bénéficié d’aucune assistance au niveau du poste de police. Il y a eu une violation constante de ses droits. Non seulement, il n’a pas bénéficié d’appel téléphonique chez lui, on ne lui a pas permis d’avoir un avocat pour l’assister. Et nous interpellons le chef de l’Etat pour qu’il prenne des mesures contre des délits de ce genre qui sont toujours faits par la police. Dans ces locaux, souvent les personnes en détention sont maltraitées. Ils (les Forces de l’ordre) n’ont aucun respect pour ces prévenus. Nous allons organiser un sit-in au ministère de la Justice. Nous allons interpeller toutes les organisations des droits de l’Homme pour que de pareils faits puissent s’arrêter. Et j’interpelle les familles que si pareille chose leur arrive, il faut refuser d’encaisser les deux millions de l’Etat visant à les corrompre, puis après étouffer les crimes. Ce n’est pas sérieux. Nous avons constitué un avocat pour renforcer Me Ciré Clédor Ly. L’autopsie n’est pas encore établie. Mais on a le droit de réclamer une contre-expertise. Ces morts dans les locaux de la police, il faut que le Peuple et les autorités de l’Etat puissent prendre des sanctions et des mesures fermes.»

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