Lancée mercredi, la Nouvelle vision pour un Sénégal émergent (Novies) veut jouer sa partition face aux défis de développement économique et humain, dans un contexte peu favorable comme les défis sécuritaires, de prise en charge des corolaires de «notre démographie grandissante et jeune, sans compter la crise Covid et la guerre russo-ukrainienne qui ont eu leur lot de conséquences sur nos économies précaires». «Nous ne pouvons également ignorer la crise des valeurs sociales, du civisme et du patriotisme, associée aux tensions politiques liées, d’une manière générale, à nos divergences d’opinion sur ce qui est bien ou pas pour notre pays. Par conséquent, notre responsabilité de citoyens éminemment républicains et patriotiques, est fortement interpellée», note Jean Aimé, coordonnateur du mouvement. Pour lui, le Sénégal est à la croisée des chemins. Pourquoi ?

«Dans un contexte d’exploitation imminente du pétrole et du gaz, combiné aux menaces géopolitiques internes et extérieures, il est dès lors plus qu’important que les cadres et les leaders d’opinon, imbus d’un sens élevé du devoir et pétris de valeurs républicaines, s’engagent à apporter leur contribution, aussi modeste soit-elle, pour préserver les acquis et participer à construire un avenir radieux pour nos enfants et nos petits-enfants», dit Jean Aimé. Il poursuit : «Il s’agira, pour Novies, de manière résumée, de poser sur la table des discussions, les véritables enjeux et défis qui se posent à nous, en proposant des solutions concrètes, pratiques et objectives, dans tous les secteurs de l’économie, en ayant un seul objectif à l’horizon : l’intérêt commun. Nous nous accordons à penser que toute politique, aussi pertinente et aussi utile soit-elle, pour être efficace et durable, doit bénéficier d’une appropriation citoyenne des populations, puisque le développement doit être l’affaire de tous.» Pour lui, c’est un contrat moral «avec notre pays, et nécessitera beaucoup d’investissement personnel et collectif». «Bien sûr rien n’est facile. Mais en faisant preuve d’abnégation, nous y parviendrons. Si chacun de nous donne un peu de lui-même, alors nous parviendrons à nous hisser au rang des plus grandes nations de ce monde», explique Jean Aimé.
Par Abdou Latif Mansaray