Journée nationale de la filière mangue : Les maux et problèmes épluchés le 9 août

Par Malick GAYE
– «Renforcer les acquis, mieux prendre en charge les difficultés de la filière» : tel est l’objectif de la 2ème édition de la Journée nationale de la mangue prévue le 9 août prochain. Dans un communiqué, la Fondation Origine Sénégal fruits et légumes explique que malgré ses efforts considérables, plusieurs milliers de tonnes sont perdues à cause «des mauvaises pratiques agricoles, de l’absence de piste de production, d’une logistique insuffisante et inappropriée, de l’insuffisance des infrastructures de collecte, de conditionnement et de transformation. Par ailleurs, la transformation de la mangue qui est assurée par de petites et moyennes entreprises reste au stade secondaire et artisanal.»
Dans le document, il est expliqué que la mangue sénégalaise, malgré les obstacles mentionnés ci-dessus, doit se frayer une place dans le marché mondial détenu en grande partie par les Latino-Américains. «Les Pme de la mangue ont de réels problèmes à accéder aux financements. Cependant, malgré ces difficultés et contraintes, la filière regorge de potentialités. Et les solutions sont là. Il faut juste une volonté de l’Etat pour accompagner les acteurs», note le document.
Bien que le gouvernement «cherche à créer un environnement favorable pour la promotion de l’investissement», la Journée nationale de la mangue se veut un cadre d’échanges en vue de mieux tirer profit de la production locale.
La filière mangue représente 65% de la production de fruits et légumes au Sénégal. Chaque année, la production est comprise entre 150 et 200 mille tonnes. De 1998 à 2021, les exportations sont en moyenne 21 mille tonnes les années favorables et 13 mille les années moroses. Ces exportations sont essentiellement destinées aux marchés de l’Union européenne, notamment l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Belgique. Ensuite, il y a les destinations sous régionales (Mauritanie, Ghana, Maroc) et enfin le Moyen-Orient (Dubaï).
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