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Reprendre leur activité génératrice de revenus qui est l’orpaillage : c’est le souhait des exploitants artisanaux de l’or de la région de Kédougou dont les lieux de travail ont été fermés afin de limiter la propagation de la pandémie du Covid-19.

Les orpailleurs opérant dans la région de Kédougou veulent que les mesures d’assouplissement décrétées par l’Etat dans le cadre de la gestion de la pandémie du Covid-19 soient étendues à leur activité. Depuis l’entrée en vigueur de l’Etat d’urgence, ces exploitants artisanaux de l’or disent être privés de leurs sources de revenu car, expliquent-ils, leurs «diouras» ont été frappés par les mesures de restriction. A l’instar des autres activités économiques, l’orpaillage doit reprendre, plaident-ils.
«Avant la propagation de la pandémie à coronavirus, tout le monde se débrouillait et chacun gagnait son pain. Nous nous occupions bien de nos familles. Mais depuis que le Covid-19 est là, nous n’arrivons plus à entretenir correctement nos fa­mil­les», regrette Diabouding Diallo «diouratigui» (orpailleur).
Ces acteurs informels du secteur aurifère sont dans l’inquiétude totale. En effet, tous les sites d’orpaillage sont à l’arrêt. Cette situation a plongé des ménages, à Karakhéna par exemple, dans une insécurité alimentaire aiguë. «C’est vrai que nous avons reçu l’aide alimentaire, mais la quantité reste insuffisante. Nous sommes très nombreux dans nos concessions. Une concession compte plus de 50 personnes et ces dernières travaillaient dans les ‘’diouras’’ qui ont été fermés. Les deux sacs de riz ne peuvent même pas tenir longtemps. Nous demandons à l’Etat d’ouvrir les sites, bien sûr en respectant les mesures sanitaires. C’est notre seul gagne-pain», plaide toujours M. Diallo.
Mamadou Sissoko, député maire de Bembou, ne dit pas le contraire. L’élu explique : «C’est important d’autoriser la reprise de l’orpaillage, parce que les orpailleurs ne vivent que de cela. Ils sont restés pendant des années sans cultiver. Ils n’ont pas d’autres sources de revenus. Il est temps maintenant qu’ils ouvrent les ‘’diouras’’ comme tous les autres secteurs pour qu’ils puissent travailler.» La situation, à son avis, est devenue intenable. «Je vis avec les orpailleurs tous les jours. Je fais un déplacement dans les sites de Garaboréya, Sansanba et Karakhéna. Je vois dans quelle situation ces orpailleurs se trouvent aujourd’hui. Donc, il est temps qu’on les aide à travailler pour subvenir à leurs besoins», déclare le député maire de Bembou, Mamadou Sissoko.

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