Un lapsus peut maintenant mener en prison, dans le Sénégal de l’Emergence. Une pauvre dame qui a des problèmes d’expression dans la langue de Molière est convoquée par la police, au moment où un responsable politique, conscient de ses propos, se permet impunément de plaider pour la décriminalisation du viol. Et cela se passe au moment où le Bâtonnier des avocats dénonce certaines violations délibérées des droits de certains justiciables. Peut-on dans ces conditions, s’étonner que des gens préfèrent se faire justice eux-mêmes ? Puisque l’on est dans la jungle, pourquoi être du côté des plus faibles ?