Assane Diaw a de la baraka. Pour quelqu’un qui risquait 10 ans de prison ferme, il a recouvré la liberté hier. Agé de 19 ans, il était poursuivi pour les délits de viol sur mineure de moins de 13 ans et de pédophilie. La victime, née en 2005, aujourd’hui enceinte de 7 mois, n’a pas comparu. Depuis l’enquête préliminaire, le prévenu n’a pas varié dans ses déclarations. Il a reconnu avoir plusieurs fois entretenu des rapports sexuels «consentants» avec la fille. Selon lui, à chaque fois, c’est la fille qui venait le provoquer. Mais d’après le procureur, après le premier acte sexuel, le mis en cause avait menacé la fille si elle venait à raconter l’affaire aux gens. Et pour le ministère public, les faits sont suffisamment constants. Pour lui, au moment des faits, peu importe son consentement, la victime avait moins de 13 ans. Raison pour laquelle il a requis 10 ans de prison. «En aucun moment, on ne sent l’ombre d’une menace, d’une violence. A tous les coups, c’est elle qui a provoqué. Mon client dit qu’il nettoyait, elle est venue se jeter sur moi. On dit qu’il y a viol. Il n’y a pas de viol. Il n’y a eu aucune menace», a assené l’avocat de la défense. Elle a estimé que l’âge de la fille, c’est-à-dire 13 ans, qui a été déclaré n’a pas été prouvé. Les avocats ont salué le courage de leur client qui a reconnu être l’auteur de la grossesse. Ils ont demandé la relaxe au bénéfice du doute ou un aménagement de la peine.
Chanceux, Assane Diaw a été relaxé par le Tribunal.
msakine@lequotidien.sn
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