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La vice-présidente des femmes de Bby estime que la modification de la loi sur l’Etat d’urgence permettra à l’Etat de réagir plus rapidement en cas de catastrophes naturelles ou sanitaires. Adji Mergane Kanouté parle aussi du concept «Stop cérémonies», lancé par les femmes de la majorité, pour éviter les mariages, baptêmes et autres qui sont des vecteurs de propagation du Covid-19. A la place, c’est la notion de «l’e-cérémonie» qui est en phase de réflexion, en partenariat avec le ministère des Télécommunications.

L’adoption de la loi sur l’Etat d’urgence confère-t-elle au président de la République plus de pouvoirs et dépouille-t-elle l’Assemblée des siens ?
La loi 69 a été modifiée pour répondre aux exigences du moment. C’est une loi obsolète et il était nécessaire de procéder à sa refonte et adaptabilité. Une loi doit être évaluée et améliorée. C’est la raison pour laquelle cette loi, ne tenant pas compte de certains aspects importants, a été modifiée et a vu l’introduction de nouveaux régimes pour l’assouplissement de la loi. Ainsi, l’aspect «catastrophes naturelles ou sanitaires» a été introduit dans le texte et la possibilité de pouvoir agir rapidement sans passer par l’Assemblée nationale, car nous considérons que la procédure était lourde. Or face à la soudaineté des catastrophes naturelles et sanitaires, l’Etat doit pouvoir réagir très vite. Dans l’ancienne loi, après la période de 12 jours, l’intervention de l’Assemblée nationale était nécessaire pour permettre à l’Exécutif de prendre des décisions. Désormais, le Pré­sident a cette possibilité de déléguer ces pouvoirs aux autorités administratives, notamment les gouverneurs, préfets, etc., afin qu’ils puissent aussi réagir en mode «fast track» face à des situations d’urgence pour protéger les populations.

Les femmes de Bby ont lancé la campagne «Stop cérémonies» au moment où ces cérémonies sont justement interdites. Où en êtes-vous ?
Les femmes de Benno bokk yaakaar et de la grande majorité présidentielle ont lancé le concept «Stop cérémonies» afin d’inviter la population, particulièrement la cible de cœur qui est la femme, de mettre un terme aux cérémonies familiales comme les baptêmes, mariages, réceptions, cérémonies funéraires, religieuses… Mais cette initiative est aussi portée par toutes les femmes du Sénégal sans différenciation de coloration politique ni appartenance ethnique ou religieuse. Nous avons privilégié l’approche inclusive et participative. Notre objectif dans le moyen et long terme est d’arriver à l’e-cérémonie, en partenariat avec le ministère des Télécom­munications et de l’économie numérique. Nous avons déjà eu une rencontre virtuelle et les femmes sont en train de s’organiser au niveau local. Les femmes leaders, en synergie avec les leaders d’opinion des localités, notamment les Asc, les badiénou gox, les imams, délégués, etc., vont miser sur la carte de la sensibilisation pour amener la population à mesurer la dangerosité du Covid-19. Chaque citoyen devra prendre l’engagement que le virus ne passera pas par sa personne pour circuler librement. Pour arriver à stopper le Covid-19, nous devons veiller au respect strict des mesures barrières. Avec l’e-cérémonie, nous ambitionnons de participer à la suspension de certains rassemblements dans notre société.

En tant que Secrétaire exécutive de la plateforme Fem­mes debout, quel rôle allez-vous jouer dans la campagne de vaccination annoncée ?
La plateforme Femmes de­bout mise sur la communication pour sensibiliser les Séné­galaises et Sénégalais sur la nécessité d’adopter le vaccin, de se vacciner et d’inviter les siens à se faire vacciner. Le Covid-19 tue et nous devons tous en être conscients. Il suffit de constater le nombre de cas graves, l’évolution des cas communautaires pour en être édifié.

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