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La Sones et Sen’Eau s’attirent les foudres du maire de la commune de Nguékhokh. Malgré la réalisation de deux forages et d’un château d’eau dans le cadre du Projet eau et assainissement en milieu urbain (Peamu) d’un coût global de 3,5 milliards de francs Cfa, 80% de la population cette collectivité locale n’ont toujours pas encore accès à une eau potable.

Six mois après la réalisation de deux forages et d’un château d’eau dans la zone, Nguékhokh peine toujours à disposer de l’eau potable en quantité. Une situation qui a mis le maire Papa Songo Diouf dans tous ses états. Ne voulant pas entendre parler de problèmes techniques, M. Diouf, par ailleurs député à l’Assemblée nationale, accuse la Sones et Sen’Eau de faire du dilatoire. «Dans le cadre du Projet eau et assainissement en milieu urbain (Peamu) d’un coût global de 3,5 milliards de francs Cfa, deux forages et un château d’eau ont été réalisés. Toutes les conditions sont alors réunies pour que la commune de Nguékhokh dispose de l’eau. Les travaux de réalisation sont déjà achevés, les ouvrages réceptionnés. Depuis six mois, nous vivons le calvaire à cause de la lenteur notée dans la mise en service de ces ouvrages par la Sones et Sen‘Eau. Cela est inacceptable. Les responsables de ces deux entités, chargées de l’exploitation et de la distribution de l’eau en milieu urbain et péri urbain, ont fini de faire preuve d’un manque total de respect envers la population de Nguékhokh», dénonce M. Diouf. Pour lui, les populations de Nguékhokh ont été très patientes, car le contrat devrait expirer depuis le 30 juin dernier, mais une fois arrivé à cette date, les techniciens leur ont donné rendez-vous en juillet. Mais finalement c’est le 1er septembre 2020 que le forage devrait être fonctionnel. A leur grande surprise, l’eau ne coule toujours pas. «Depuis 6 mois, je paye l’électricité du forage, mais la population continue de souffrir. Seul 20% disposent de l’eau potable sur une population de plus de 60 mille habitants, les 80% ne pourront avoir de l’eau qu’avec le démarrage de ces infrastructures. C’est inadmissible», regrette le maire. Il reproche à ces sociétés de n’avoir pas rempli leur part du contrat et de ne pas être rigoureuses dans la sélection des entreprises sous-traitantes. Selon le maire, le retard noté dans la mise en service des ouvrages par la Sones et Sen‘Eau leur cause beaucoup de préjudices, car la mairie est obligée de payer les factures d’eau et d’électricité pour le forage qui s’élèvent à plus de 80 millions de francs Cfa. Et pour décanter cette situation, Papa Songo Diouf dit être prêt à saisir le chef de l’Etat pour lui demander d’amener ces deux sociétés à «respecter la population de Nguékhokh».

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